Judo et distanciation sociale : Le challenge d’un sport de combat… sans contact !

Gestes «barrière» oblige, les entraînements de judo ont dû être repensés. Comment pratiquer ce sport de contact en respectant les distanciations sociales? Réponse avec un club niçois 
Fabien Fornell entouré de son groupe de judoka pour un entraînement en plein air

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L’appel des tatamis se fait entendre. Ce lundi, la fédération française de judo et disciplines associées (FFJDA) a adressé un courrier au Premier ministre l’interpellant au sujet du protocole sanitaire de l’Éducation nationale concernant la pratique du sport pour les enfants de moins de 12 ans. La fédération demande que ce protocole s’applique aussi au sein des clubs.

«Le ministère a autorisé la pratique des jeux de ballon, des sports de contact et des sports collectifs au sein d’une même classe à l’école et au collège, donc je ne vois pas pourquoi les clubs seraient exclus» avance ainsi Jean-Luc Rougé, le président de la fédé.

Depuis le 22 juin, le gouvernement autorise la pratique des sports collectifs et les entraînements des sportifs de haut-niveau, mais pas la pratique des sports de combat.

Vendredi dernier déjà, la FFJDA avait demandé que soit levée l’interdiction. «Nos pratiquants souhaitent pouvoir reprendre a minima les entraînements techniques avec un (même) partenaire sur une séance.» pouvait-on lire dans le communiqué.

«Certains pays voisins ont déjà repris les sports de combat, notamment la Belgique» précise la fédération.

L’envie de reprendre les entraînements techniques se fait bel et bien ressentir chez les judokas.

Dans le club niçois Azur Judo, athlètes et entraîneur s’impatientent du retour sur les tatamis.

«On a envie de reprendre nous aussi, surtout qu’en septembre les compétitions vont recommencer !» explique Fabien Fornell, également entraîneur à Nice Athleticus.

L’adaptation aux mesures barrières

Sans possibilité de contact, les séances avec partenaire ne sont pas envisageables. «Par groupe de 10 maximum, on se retrouvait en salle avec des cordes et du matériel pour reproduire les gestes techniques.» Raconte l’entraîneur du club de Nice. «On fait plusieurs séances en groupe. Entre chacune je désinfecte bien le matériel.»

«Pendant le confinement on faisait des séances en visioconférence.»

Depuis que les salles ont rouvert leurs portes, les entraînements sont plus simples à faire… mais la partie technique du judo reste, elle, très compliquée.

«Quand on n’est pas en salle, on va s’entraîner dehors, j’essaie de varier les lieux à chaque fois» explique encore Fabien Fornell.

Ce jour-là sur le littoral de Villefranche, son groupe de judoka s’est réuni pour une séance physique. «Après une course d’un peu plus d’un kilomètre, on fait des séries de pompes, dips et abdos et on va se baigner.»

Le groupe de judokas sur leur lieu d’entraînement du jour au bord de la mer

«Les amateurs sont mis de côté»

Si l’entraîneur et ses athlètes se sont finalement habitués à ce nouveau fonctionnement, reste encore l’inconnu du mois de septembre.

«On s’attend à une rentrée avec beaucoup d’interrogations. On se demande s’il ne va pas y avoir des familles qui vont se diriger vers d’autres sports sans contact comme le tennis par exemple»

«Je reste positif parce qu’on a mis en place des stages multi-activités pour le mois de juillet et on a déjà pas mal d’inscrits. Des familles m’ont déjà informé qu’elles allaient réinscrire leur enfant en septembre.»

Du côté des compétitions, la pandémie a finalement remis les compteurs à zéro.

«Il va y avoir du changement dans le niveau du judo» avance l’entraîneur. Mais avec cette autorisation de reprise  anticipée du côté des athlètes de haut-niveau, Fabien Fornell l’affirme : «Les amateurs sont mis de côté.»

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