Municipales 2026 - À trois jours du second tour des municipales, la campagne s’emballe dans les grandes villes, entre débats sous tension, accusations et désistements. À Paris comme à Marseille, les affrontements se durcissent tandis que plusieurs scrutins restent incertains partout en France.
À Marseille, la soirée télévisée prévue jeudi a tourné court avant même de commencer. Après une confusion autour de l’organisation, la candidate du centre et de la droite Martine Vassal a annoncé qu’elle n’y participerait pas.
Le face-à-face se tiendra donc sans elle entre les deux principaux prétendants : le maire sortant Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio. Le premier aborde ce duel en position favorable, notamment après le désistement du candidat insoumis Sébastien Delogu.
Des scrutins serrés dans de nombreuses villes
Au total, un second tour est prévu dans 1.580 communes dimanche. Dans plusieurs grandes villes, l’issue reste incertaine.
À Toulouse, le maire sortant Jean-Luc Moudenc affronte une union de la gauche menée par François Piquemal. L’équilibre dépendra notamment du report des voix socialistes.
À Nantes, la maire sortante Johanna Rolland s’est alliée à LFI, face à un candidat de droite qui dénonce une alliance « de la honte ». Les écarts du premier tour restent très serrés.
À Bordeaux, la configuration diffère. Le candidat macroniste Thomas Cazenave pourrait bénéficier d’un report de voix significatif, face au maire écologiste Pierre Hurmic, resté sans alliance.
En parallèle, les formations politiques se projettent déjà au-delà du scrutin municipal. Le député Pierre Juvin estime qu’« à partir de lundi prochain, la campagne présidentielle commence ».
Il a mis en garde contre les divisions internes, pointant les « coups de canifs » au sein du bloc centre-droit. « Si la droite et le centre ne s’allient pas, il n’y aura pas de candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle », a-t-il averti.
Dans ce contexte, Bruno Retailleau a retiré son soutien à Christian Estrosi à Nice, où le maire est menacé par Éric Ciotti, allié au Rassemblement national.
De leur côté, Marine Le Pen et Jordan Bardella poursuivent leur stratégie nationale. « Si être populiste, c’est être au service des Français (et) se sentir lié à nos électeurs par un contrat moral (…) alors je suis fière, nous sommes tous très fiers d’être populistes », a déclaré la première.
Jordan Bardella a regretté que la main tendue à la droite n’ait pas été saisie, espérant une union pour « poser les fondations d’une victoire plus grande »



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