La Cour des comptes pointe du doigt la préfecture des Alpes-​Maritimes pour son service d'accueil des étrangers, révélant des lacunes signi­fi­ca­tives dans ses missions. 

Une première consta­tation alarmante est la fragi­li­sation des missions préfec­to­rales due à une réduction de près de 5 000 emplois au cours des dix dernières années, affirme la Cour.

À travers la France, certains services sont sous forte pression, en parti­culier ceux s'occupant des étrangers pour la délivrance des titres et leur séjour. La Cour note une dégra­dation impor­tante des perfor­mances, souli­gnant parti­cu­liè­rement la préfecture des Alpes-​Maritimes, expli­quant cette situation par sa proximité avec Vintimille, ce qui en fait l'un des endroits les plus touchés par l'augmentation des flux migratoires.

Cependant, cette situation n'est pas seulement due à la proximité géogra­phique. La Cour indique que le service des étrangers souffre d'un manque d'effectifs, qui n'a pas suivi la demande crois­sante de titres de séjour. De plus, le recours massif à des contrac­tuels de courte durée absorbe une grande partie du temps de travail du personnel encadrant.

La Cour souligne également un problème spéci­fique dans les Alpes-​Maritimes : le paiement fréquent d'astreintes pour non-​exécution de décisions de justice liées au droit des étrangers, une situation jugée excessive. La préfecture n'a pas suivi de manière adéquate les dossiers des étrangers sous injonction du juge adminis­tratif, entraînant ces pénalités. En compa­raison, la préfecture des Bouches-​du-​Rhône gère plus effica­cement ces dossiers urgents…

La Cour reconnaît les mesures récentes prises par la préfecture des Alpes-​Maritimes pour résoudre ces problèmes, mais estime qu'elles pourraient ne pas être suffi­santes. Elle souligne également le manque de réponse du ministère de l'Intérieur quant à sa contri­bution à la résolution de ces problèmes.

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