L'Assemblée nationale a adopté un projet de loi pour inscrire dans la Constitution le droit de recourir à l'avortement. La députée Les Républicains des vallées niçoises a pris position contre. Nice-​Presse lui a demandé pourquoi.

"Comment peut-​on prétendre défendre les droits des femmes et ne pas voter en faveur de cela" Ce lundi 5 février, l'adjointe au Maire de Nice Magali Altounian dénonce la dernière prise de position de Christelle d'Intorni.

L'élue de la cinquième circons­cription des Alpes-​Maritimes (Nice-​Ouest et les vallées) a voté, au Palais Bourbon, contre l'inscription de l'IVG dans la Constitution. "En France, comme en Europe, proté­geons nos droits, trop souvent menacés" lui répond cette proche de Christian Estrosi, comme un rappel à l'ordre.

Mais Christelle d'Intorni, jointe par Nice-​Presse, assume.

"Le droit à l’avortement est déjà protégé consti­tu­tion­nel­lement, par une juris­pru­dence du conseil Constitutionnel datant de 2001" estime-​t-​elle. "Intégrer l’IVG dans la Constitution n’est qu’une mesure symbo­lique et politi­cienne qui permet à Macron de faire de la comm' sur le dos des femmes".

Une protection qui serait de toute façon relative : "Le Parlement pourrait toujours limiter le délai légal pour avoir recours à l’IVG malgré sa consti­tu­tio­na­li­sation (…) Voilà pourquoi j’ai voté contre cette propo­sition qui instru­men­talise les droits des femmes à des fins politiques".

Avant de conclure : "Le pire dans tout cela, c’est que personne ne remet en cause le droit à l’avortement en France. Personne. Aucun parti politique, aucun élu. On 'améri­canise' le débat".

Que le camp de Christian Estrosi, soutien du gouver­nement, tacle la droite sur cette théma­tique ne tient rien du hasard. Le sujet de l'IVG avait fait dérailler la campagne de François-​Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains, lors des élections européennes de 2019. 

Le philo­sophe qui explique y être opposé "par conviction person­nelle" avait participé à trois éditions de la "Marche pour la vie", soulevant alors de nombreuses critiques. Cette année, il mènera de nouveau la liste des LR en vue du scrutin de juin prochain.

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