À Marseille, La France insoumise (LFI) a annoncé vouloir présenter une candidature autonome aux municipales de 2026, tournant ainsi le dos à l’union de la gauche représentée par le Printemps marseillais.
Rupture consommée avec la majorité municipale
« LFI portera une candidature autonome pour les municipales 2026 à Marseille. On se positionne clairement comme une alternative au Printemps marseillais », a affirmé à l’AFP un porte-parole local des Insoumis, confirmant une rupture de plus en plus visible entre les deux forces.
Le Printemps marseillais, coalition réunissant socialistes, écologistes et communistes, avait conquis la mairie en 2020, après 25 ans de gestion par la droite. Mais selon LFI, la promesse de rupture portée à l’époque « s’est vite effacée derrière une politique essentiellement gestionnaire », laissant selon eux le champ libre à l’extrême droite.
Une équipe déjà en place mais pas encore de tête de liste
La France insoumise n’a pas encore désigné de tête de liste, même si le député marseillais Sébastien Delogu semble faire figure de favori. Pour l’heure, quatre « chefs de file » ont été nommés : Sébastien Delogu, Mohammed Bensaada, Léa Bijaoui et Paola Hartpence.
Ils seront chargés « d’animer la campagne et de créer les conditions d’un rassemblement victorieux », selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux X et Bluesky.
Un discours de rupture assumé
Dans leur déclaration, les Insoumis dénoncent les « renoncements » de l’équipe municipale actuelle et affirment : « Jamais nous ne laisserons l’extrême droite prendre notre ville. »
Ils appellent à tourner la page du « système Gaudin-Guérini », en référence à Jean-Claude Gaudin, maire de droite de 1995 à 2020, et à Jean-Noël Guérini, ex-président socialiste du département, condamné en mars 2024 pour corruption dans une affaire de marchés publics truqués.
Un flou autour du mode de scrutin
La désignation officielle des candidats LFI n’interviendra qu’au second semestre 2025, le parti attendant de connaître les règles du scrutin. Une réforme électorale en débat au Parlement pourrait modifier profondément les élections à Marseille.
La loi PLM de 1982 prévoit actuellement une élection par secteur (8 secteurs dans la ville). Le texte en discussion envisage de passer à une circonscription unique, comme dans les autres communes françaises.










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