Avec son label, « Bistrot de Pays » entend sauvegarder ces enseignes populaires. On en trouve neuf dans les Alpes-Maritimes, promettant une expédition savoureuse à travers notre département !
Cela fait 31 ans désormais que le label « Bistrot de Pays » a vu le jour. Sa vocation ? Accompagner ces établissements à la fois culinaires, mais aussi vecteurs de rencontres, de lien social, de découvertes et d’animations locales.
Il s’adresse aux restaurants situés dans des villages de moins de 2.000 âmes, se concentrant vraiment sur ces petits commerces mettant en avant les saveurs du terroir.
Nous en recensions huit dans les Alpes-Maritimes en 2023, ils sont aujourd’hui neuf. Une dizaine d’adresses faisant partie de la tradition et de la culture, partageant les valeurs d’un accueil authentique et chaleureux. En allant à leur découverte, c’est tout un territoire que vous explorez, d’Aiglun à Castillon, en passant par Coursegoules et Berre-les-Alpes, entre autres !
Cuisine maison et de terroir

Le périple peut commencer à Beuil, où vous attend le Relais du Mercantour. Ici, comment ne pas succomber aux charmes de la terrasse, avec horizon ouvert sur les Alpes. Des recettes soignées, créatives, des plats colorés, pour une enseigne indémodable, depuis 2005.
Non loin de là, à Roubion, c’est l’Auberge du Moulin qui séduit par son authenticité. Dans cette commune médiévale perchée tel un nid d’aigle, on savoure une cuisine à l’ancienne, au feu de bois, ainsi que des pâtisseries et pains maison, sans oublier toutes les spécialités maralpines.
Place maintenant au Parc régional des Préalpes et à ses décors merveilleux. A Aiglun, l’Auberge de Calendal est un joli restaurant à la façade beige aux volets vert olive. Dans votre assiette, un savant mélange entre des mets locaux et une fine touche caribéenne inspirée des voyages du chef.
Quant au Vieux Moulin, il est érigé dans un paysage de carte postale, à La Roque-en-Provence, au bord de l’Estéron et de son eau turquoise. Un site idéal pour s’arrêter déjeuner, avec une carte variant au gré des saisons et des aspirations du cuisinier.
En nous rapprochant de la frontière italienne, on arrive à l’Auberge du Prieuré, localisée à une trentaine de minutes de Nice, à Saint-Blaise. Panorama bucolique par excellence, l’établissement a conservé son aspect historique avec des murs remontant aux du XVIe siècle. Du bois et des murs en pierre, voilà qui plante le cadre, avant de goûter à une généreuse cuisine. Et pour inviter les curieux à revenir, le menu change tous les mois.
Spécialités niçoises à l’honneur
Entre Méditerranée et Mercantour, nous atteignons Berre-les-Alpes, belle cité dominant la vallée du Paillon. C’est là qu’est installé l’Hôtel-Restaurant Beauséjour et ses propositions alléchantes : la pissaladière, les beignets de fleurs de courgettes, la daube niçoise ou encore la « perugina », cette saucisse italienne avec des pâtes au jus de chou-fleur.
Notre voyage se prolonge à L’Hartmonie à Castillon, où en plus de manger, on peut s’approvisionner en produits régionaux et artisanaux. Soulignons qu’il s’agit d’un ESAT, une entreprise intégrant des personnes en situation de handicap.
Revenons sur nos pas pour conclure ce voyage, tout d’abord au Florian, du côté de Bouyon. Bien installé dans cette charmante enseigne, on peut admirer, en même temps que l’on déguste son plat, le Mercantour.
Italie, Nice, Provence, pas besoin d’aller bien loin pour la cheffe Marion, qui a trouvé l’inspiration dans sa région natale. Au Bistrot de Sophie, situé à Coursegoules, on rassasie les gourmands depuis près de 25 ans. Il faut dire qu’avec son approvisionnement on ne peut plus local, les préparations d’aqui prennent une autre dimension.






