Le procureur de la République a demandé jeudi une peine de dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis contre une personnalité écologiste marseillaise, Hassen Hammou, poursuivi pour corruption de mineur, dans une procédure dont le tribunal correctionnel de Marseille rendra la décision le 16 décembre.
Membre du bureau politique exécutif d’EELV, âgé de 37 ans, Hassen Hammou assistait jeudi à l’audience tenue à huis clos à la demande de l’avocat de la partie civile. L’affaire, révélée par le quotidien La Provence, indiquait que le jeune plaignant avait 16 ans.
Élu à la mi-octobre pour maintenir la présence écologiste au sein d’une alliance de gauche en vue des municipales de mars 2026 à Marseille, M. Hammou s’était rapidement mis en retrait en raison des poursuites en cours.
Une affaire sensible qui soulève de fortes attentes judiciaires
Il lui est reproché une « incitation d’un mineur par un majeur, utilisant un moyen de communication électronique, à commettre un acte de nature sexuelle », des faits qui remonteraient à juin 2024.
Les avocats de M. Hammou ont demandé la relaxe. « Il réaffirme son innocence et il appartient maintenant au tribunal de rendre son délibéré en toute indépendance », a déclaré à l’AFP maître Alban Richeboeuf.
Le parquet a sollicité dix-huit mois de sursis probatoire ainsi qu’une interdiction temporaire d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs, ont précisé à l’AFP deux personnes présentes à l’audience, dont le responsable d’une association pour l’enfance constituée partie civile.
L’avocat de l’adolescent, maître Cyril Ammar, a affirmé que son client « sait qu’il a pu contribuer à la révélation de ces faits que l’on peut qualifier d’ignobles. »
Selon Mabouyo Diouf, président de l’Association famille enfance partage solidarité, M. Hammou « a clairement sollicité des rapports sexuels avec deux mineurs via le site Coco », déclarations faites à la presse à sa sortie d’audience.
D’après lui, sur ce même site, le jeune contact établi « avait clairement établi qu’il avait 14 ans », rappelant que cette plateforme était déjà « gravement mis en cause » dans des affaires de pédopornographie.
Il accuse également M. Hammou d’avoir évoqué dans ses échanges une compensation financière pour « sa sollicitation de relations sexuelles. »
Par le passé, M. Hammou avait affirmé sur X avoir été victime d’une « agression crapuleuse », précisant que ses « agresseurs » avaient été jugés « coupables d’extorsion ».
- Ce qu’il faut retenir : L’audience a porté sur des accusations d’incitation sexuelle impliquant un mineur. Le parquet a réclamé une peine avec sursis et une interdiction professionnelle. La défense maintient l’innocence de l’accusé en attendant le jugement du tribunal.
Avec AFP






