Une coalition internationale baptisée « Space4Ocean » a été lancée à Nice en marge du sommet des Nations Unies sur les océans. Son ambition : relier données spatiales et enjeux maritimes pour mieux protéger les mers du globe.
À l’initiative du Centre national d’études spatiales (Cnes) et du Bureau des affaires spatiales de l’ONU, une trentaine d’agences spatiales et organismes publics ont annoncé lundi la création de la coalition Space4Ocean. Ce partenariat vise à rapprocher les données issues de l’observation spatiale des décideurs et acteurs du monde maritime, souvent privés de ces précieuses informations.
Un outil spatial au service de la mer
La masse de données disponibles depuis l’espace, encore sous-exploitée, représente un levier majeur pour surveiller les océans, prévenir les catastrophes ou lutter contre la pêche illégale. Space4Ocean entend structurer un accès équitable à ces données, notamment pour les pays sans programme spatial propre.
La coalition rassemble déjà des agences spatiales de pays européens comme la France, la Norvège, l’Italie, le Royaume-Uni ou Monaco, ainsi que des États comme la Chine, le Brésil, l’Argentine, le Kenya ou le Sénégal. Les États-Unis, en revanche, brillent par leur absence : la Nasa ne fait pas partie de cette initiative.
Un appel à la coopération mondiale
Malgré les coupes budgétaires qui affectent certains programmes, comme ceux des agences américaines, l’effort de coopération scientifique se poursuit. L’Union européenne prépare d’ailleurs une ambitieuse mission d’exploration baptisée Neptune, qui s’étendra sur 15 ans à partir de 2026. Elle combinera expéditions océanographiques et expertise spatiale.
L’objectif de Space4Ocean est aussi de faire remonter les besoins non couverts en matière d’observation. Pour les petits pays insulaires, ces informations sont vitales. « Nous avons beaucoup d’expertise dans l’analyse au sol, mais l’analyse des données spatiales nous permet de mieux comprendre », a témoigné Madin Maseeh, président de l’organisation de recherche spatiale des Maldives, confronté aux dynamiques complexes de disparition et de formation d’îles.
Des données satellites pour une planète bleue mieux protégée
Il est l’un des visages de l’espace. Une des personnalités préférées des Français. @thom_astro nous a fait l’honneur d’être à nos côtés aujourd’hui.
— Christian Estrosi (@cestrosi) June 9, 2025
Pour écrire une nouvelle page de l’histoire spatiale internationale pour l’océan, ici à l’Observatoire de #Nice06.… pic.twitter.com/NR22hqHr8X
Cette nouvelle coopération pourrait avoir un impact direct sur le suivi des aires marines protégées, la lutte contre la pollution ou encore la surveillance des traits de côtes. L’imagerie satellitaire offre une vision globale et continue, inégalable par les moyens traditionnels.
« L’océan, c’est un organe autour duquel on a du mal à s’unir. Les gens de la pêche parlent aux gens de la pêche. Les gens de la biodiversité parlent aux gens de la biodiversité », a souligné l’astronaute Thomas Pesquet, venu soutenir cette initiative.
« Mais l’espace donne le meilleur point de vue. On ne peut pas avoir un bateau tous les 30 mètres dans le Pacifique…», a-t-il ajouté.
Avec AFP










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