Dans les bassins vides de public du Marineland d’Antibes, deux orques tournent toujours. Un an après la fermeture du parc, l’État réunit lundi à 15h, au ministère de la Transition écologique, tous les acteurs concernés pour tenter de trouver une issue pour les orques et les dauphins encore présents.
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Entre la direction du parc, qui souhaite un transfert rapide, et les ONG, qui plaident en ordre dispersé pour des sanctuaires en semi-liberté encore à l’état de projets, la situation s’enlise depuis la loi de 2021 interdisant à terme le maintien des cétacés en captivité en France.
Une réunion pour trancher l’impasse ?
Un accord de principe avait été conclu l’an dernier avec des ONG — mais sans Marineland — sur la création d’un espace d’accueil au ZooPark de Beauval pour les douze dauphins d’Antibes, ainsi que les onze du parc Planète sauvage, près de Nantes.
Mais après la présentation concrète du projet, 15 ONG et le rapporteur de la loi de 2021 avaient menacé de s’y opposer devant les tribunaux. Ils dénonçaient un « faux-semblant de sanctuaire » et une poursuite de l’exploitation commerciale des cétacés.
Au cœur des critiques figurent la reproduction des cétacés et la poursuite des transferts. D’autres associations, comme l’ONG Sea Shepherd, assurent toutefois travailler avec Beauval « sur la rédaction d’une charte ».
🐬 Quel avenir pour les orques et dauphins du Marineland d’Antibes ?
— TF1Info (@TF1Info) February 16, 2026
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De son côté, Marineland rappelle avoir déjà dépensé « plusieurs millions d’euros » depuis sa fermeture afin de maintenir les infrastructures et de garantir le personnel et la nourriture nécessaires aux orques et aux dauphins.
Le parc, qui se présentait comme le plus grand zoo marin d’Europe, estime aussi que l’objectif d’accueil des dauphins dès le printemps 2027 à Beauval reste très hypothétique.
Lundi, un rapport d’expertise mandaté par la justice à la demande de Sea Shepherd a, lui, assuré que les dauphins pouvaient rester à Marineland.
Les bassins des orques, une alerte sur l’urgence
Le même rapport a en revanche alerté sur la « dégradation structurelle avancée » des bassins des orques, construits en 2000, où les fissures s’élargissent à vue d’œil.
Ils restent fonctionnels grâce à des travaux de maintenance permanents, mais sont fragilisés par les mouvements du sous-sol et pourraient connaître un effondrement généralisé « à tout moment ».
Dans ce scénario, faute de pouvoir transférer en urgence les orques vers un autre bassin — en l’absence de matériel et de personnel adéquats en permanence sur place — la seule solution serait d’euthanasier Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans).
Transfert à Tenerife ou projet au Canada, les options en débat
La direction du parc réclame depuis plus d’un an de pouvoir transférer Wikie et Keijo vers un autre parc du même groupe à Tenerife. Le ministère de la Transition écologique assure toutefois que les autorités espagnoles s’y opposent, au motif que les bassins seraient trop petits.
En décembre, le ministre Mathieu Lefèvre a relancé l’hypothèse d’un transfert vers un sanctuaire en Nouvelle-Écosse. Mais ce sanctuaire n’est encore qu’un projet, et l’adaptation d’orques nées à Antibes à la semi-liberté dans les eaux canadiennes serait un défi.
Dans les années 1990, la réadaptation progressive de Keiko, l’orque du film « Sauvez Willy », depuis son parc au Mexique jusqu’aux eaux libres d’Islande, avait pris des années, et l’orque était restée dépendante des hommes.
Quant à deux bélugas venus de Chine, accueillis l’an dernier dans un sanctuaire en Islande, ils ne s’y adaptent pas jusqu’à présent.
Paul Watson, qui représentera Sea Shepherd à la réunion de lundi avec les autorités, a plaidé sur Facebook pour la création d’un sanctuaire en Méditerranée pour les orques. Il a rappelé que son ONG proposait de verser 500.000 euros par an pour participer à leur maintien à Marineland en attendant.
D’autres ONG, comme TideBreakers, plaident également pour des sanctuaires, mais estiment qu’il est trop tard pour Wikie et Keijo.
Dans un message relayé par Jason James Richter, qui interprétait l’enfant dans « Sauvez Willy », on peut lire : « Contrairement à la fin hollywoodienne de +Sauvez Willy+, Wiki et Keijo ne peuvent pas être simplement relâchés dans la nature parce qu’ils sont nés en captivité et qu’ils ne survivraient pas. Et il n’y a pas de sanctuaire pour orque dans le monde actuellement. Leur seule chance de survie est d’être transférés dans un autre parc ».
Pourquoi c’est important
- Le ministère réunit tous les acteurs pour débloquer l’avenir des orques et dauphins d’Antibes, un an après la fermeture de Marineland.
- Un rapport d’expertise alerte sur l’état des bassins des orques et évoque le risque d’une euthanasie de Wikie et Keijo en cas d’effondrement.
- Entre transferts contestés, projets de sanctuaires encore inexistants et pistes à l’étranger, aucune solution consensuelle n’est arrêtée.










Ces pseudos ONG sont à 100% responsables de cette situation avec une vision utopique et complètement déconnectée de la réalité (avec une impossibilité de dialogue pour certaines tant elles pensent détenir l’unique vérité/solution).
Pourquoi sont-elles invitées ?!
Le gouvernement a par ailleurs voté une loi il y a quelques années, mais est incapable de prendre une décision depuis des lustres, il est temps d’assumer et d’agir, le Parc n’a pas à subir ces errements.
La direction de MarineLand a décidé de fermer bien avant la date donnée par la loi. Maintenant ils peuvent tranquillement reprocher aux associations de ne pas avoir réagi à temps, alors que la date donnée pour fermeture des delphinariums n’est même pas encore atteinte.
C’est une stratégie pour ne plus se faire reprocher cela.
Et sous la pression de qui ?
Ne retournez pas le problème, Marineland est victime dans cette affaire, ne vous en déplaise.
Marineland profite malgré tout. Elle se fait payer en partie les soins d’animaux qu’elle a pour devoir de prendre soin. Elle a fermé car en déficit sans les spectacles