Du premier phare provisoire au milieu du XIXe siècle jusqu’à celui que nous connaissons aujourd’hui, ce site niçois a connu bien des soubresauts. S’il ne se visite pas, on peut tout de même l’admirer de très loin.
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On ne le sait pas toujours, mais Nice a mis pas mal de temps à réellement s’aménager un port digne de ce nom. Il a fallu attendre qu’elle soit française, en 1860, après le traité de Turin, pour que le projet se lance. Le choix se tourne vers l’étang de Lympia, relié à la mer.
Mais qui dit zone portuaire, dit signalisation maritime pour éviter les accidents. Surtout qu’ici, on remarque que l’entrée est très étroite et qu’il faut un mécanisme pour permettre aux bateaux de circuler. Il est alors décidé d’élever une tour provisoire en 1862, sur l’un des quais.
L’édifice grimpe à 15 mètres de haut, et permet, trois ans plus tard, d’obtenir une reconnaissance officielle. Moins de vingt ans après, en 1880, est entreprise l’extension du site, ce qui provoquera le déménagement de la tourelle vers le large avec une prolongation de la jetée de 100 mètres. Naît alors une nouvelle bâtisse cylindrique d’une hauteur de 14,5 mètres.
Victime des bombardements allemands
Le phare n’est pas au bout de ses peines. Après diverses retouches techniques, il est à nouveau détruit en 1928 pour laisser la place à un autre feu positionné à l’extrémité du prolongement du môle, un agencement en maçonnerie.
Une œuvre qui ne résistera pas à la Seconde Guerre mondiale et aux bombardements allemands ! Pour la remplacer, on montera en 1945 un échafaud en bois moitié moins haut que ses prédécesseurs. Une solution provisoire, mais qui durera tout de même sept ans, avant le phare que nous connaissons aujourd’hui.
Automatisé depuis 1952
Réalisé en 1952, il prend la forme d’une tour carrée légèrement pyramidale et blanche. Au sommet, soit à 21 mètres, se dévoile un dôme rouge et blanc. Il est par ailleurs entièrement automatisé. On peut l’observer à l’extrémité de la jetée, puisqu’il sécurise l’arrivée des navires, notamment des pointus, ces fameuses barques en bois des pêcheurs peintes de couleurs vives.

Typiques de la Côte d’Azur, ces embarcations viennent magnifier le paysage autour du phare et du port, s’accordant avec le bleu de la Méditerranée. Une mer au milieu de laquelle s’élève le monument figurant à l’inventaire général du patrimoine culturel. Sachez qu’il ne se visite pas. Mais il s’admire depuis le littoral, et promet de beaux moments de magie lorsque le soleil se couche.



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