Alors que l’investiture de la plupart des candidats reste inconnue, le député Philippe Pradal, qui se représente, menait déjà campagne ce mercredi dans le centre de Nice. Il compte défendre le « sérieux et le retour au calme ».
Cet après-midi, il fait la tournée des popotes. Un poissonnier, le fleuriste, une brasserie… Pas une exercice inhabituel pour un député qui est resté un élu communal, après avoir été maire de Nice il y a sept ans. En 2022, Philippe Pradal, bras droit de Christian Estrosi, est devenu le député centriste (Horizons) de la troisième circonscription maralpine : le nord de la ville, les communes de La Trinité, Saint-André-de-la-Roche et Falicon. C’est le premier à se lancer dans la course cette semaine, pour l’instant sans adversaire déclaré.
« Je ne joue pas la comédie ici, ce n’est pas une candidature de témoignage. Je viens défendre, dans cette campagne éclair, un premier bilan solide » fait-il valoir entre deux poignées de main. « Le pays a besoin de députés sérieux, qui portent des réformes, qui connaissent le terrain ».

Se voit-il comme un barrage face aux extrêmes, du Rassemblement national au « nouveau Front populaire » (LFI-PS-PC-écologistes), qui ont tous les deux de fortes chances de faire un score important dans sa circonscription ? « Diaboliser les adversaires, ce n’est pas sain. Je dénoncerai seulement les promesses hasardeuses, la radicalité ».
Et s’il n’atteignait pas le second tour, alors que la majorité présidentielle apparaît en difficulté partout en France, pour qui appellerait-il à voter ? « Je donne la même réponse qu’Edouard Philippe (le président de son parti, Horizons, NDLR). Je vais tout faire pour que cela n’arrive pas, et je ne me lance pas dans la politique fiction !»
On insiste. « Ce qui m’intéresse, ce sont les candidats. Si celui de la gauche faisait preuve de clarté vis-à-vis de l’antisémitisme, si celui du RN le faisait sur les questions économiques, alors je pourrais ne pas appeler à faire barrage ». Il reste moins de trois semaines pour éviter cette situation.
« Défendre l’ordre, une idée de l’honneur »

Et il va falloir intéresser les gens, « alors qu’il fait déjà chaud et que les vacances arrivent ». Christian Estrosi débarque, avec un plateau de commerçants du quartier, du côté de Borriglione. « Je viens défendre un homme de valeurs, celui qui garde notre ville de tout déshonneur. Philippe est toujours mobilisé, à s’occuper des problèmes du quotidien » vante l’édile.
« Il représente un sens de l’ordre, de l’Etat, de la dignité. Par les temps qui courent, c’est capital ». Pradal abonde, vanneur, à la terrasse du café. « On est au contact, dans la proximité. Et si nous sommes tous les deux dehors cet après-midi, c’est par choix !» Exactement au même moment, à Paris, le niçois Eric Ciotti était destitué des Républicains pour avoir appelé à rallier Marine Le Pen.






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