En cette dernière ligne droite avant le second tour des législatives, les candidats continuent de faire campagne : mercredi, l’Insoumis Olivier Salerno était en meeting dans la rue, à Nice.
« J’aimerais que l’on prenne conscience que la gauche est au second tour dans la première circonscription des Alpes-Maritimes, le centre de Nice !»
Ce mercredi 3 juillet, en tout début de soirée, les militants et les badauds avaient rendez-vous le long de l’avenue Jean-Médecin, la principale artère commerçante du département. À l’angle de la rue Assalit, le candidat du Nouveau Front populaire, Olivier Salerno (La France Insoumise), s’assurait que chacun reste motivé juste avant le scrutin : « ça ne va pas être facile, mais c’est possible !»

« Le vote populaire s’est exprimé »
Dimanche dernier, Éric Ciotti, le sortant Les Républicains pour la première fois allié au Rassemblement national, est arrivé en tête, avec 41% des voix dans ce secteur qui comprend le littoral, le port Lympia et plusieurs quartiers populaires.
Olivier Salerno s’est qualifié en ballotage avec 26,6% des suffrages. « Ça fait des dizaines et des dizaines d’années que ce n’était pas arrivé. Le vote populaire s’est exprimé ». Le candidat macroniste, Graig Monetti, arrive ensuite, avec 22,8%.
Malgré les appels à « faire barrage au RN », il ne se désistera pas, considérant la France insoumise comme un parti extrémiste. Une triangulaire aura donc bien lieu, profitant, sur le papier, à Éric Ciotti.
Une position que Salerno condamne : « il a tout à fait le droit de se maintenir, sauf que l’on vit dans notre pays un moment particulier : il est désormais probable que l’extrême droite arrive au pouvoir ».

« Face à l’histoire, on prend nos responsabilités »
Dans la troisième circonscription, comprenant notamment le nord de Nice, Philippe Pradal (coalition présidentielle Ensemble-Horizons) a fait le choix de se retirer en faveur de la candidate socialiste, face au LR-RN Bernard Chaix.
« Graig Monetti a dit ‘voilà on prend nos responsabilités, on se retire dans la troisième, mais pas dans la première, juste parce que le candidat est un LFI’ ». En Normandie, « le troisième est encarté chez Horizons. (Laurent Bonnaterre, ndlr) s’est désisté car le RN est arrivé en tête. Alma Dufour, la seconde, est pourtant aussi de LFI ».
« La gauche à Nice, cela fait des années qu’elle met sa fierté dans la poche pour faire barrage à l’extrême droite. Ça leur ‘fout les boules’, que l’on soit passé devant eux. Le vote populaire maintenant, c’est un vote de gauche qui s’assume, qui n’a pas peur, qui ne baisse pas les yeux ».
Alors que le rendez-vous final est fixé dimanche, « on doit s’adresser, aussi, aux électeurs de Graig Monetti qui sont choqués par son attitude. Ils voient bien que partout en France, des gens qui sont dans la même situation ont pris leur responsabilité face à l’histoire. Puisque le camp Estrosi ne le fait pas, il ne nous reste plus que la mobilisation ».






