À Propriano (Corse-du-Sud), un immeuble résidentiel a été évacué vendredi, après la découverte dans des caves « d’armes de guerre, d’explosifs et de grenades ». Après l’opération de police judiciaire, un homme a été placé en garde à vue…
Dans les sous-sols, derrière des portes de caves, la découverte a déclenché une procédure d’urgence. L’évacuation a été décidée « par sécurité » dans cet immeuble de Propriano, après la mise au jour d’un stock décrit comme « d’armes de guerre, d’explosifs et de grenades », selon des sources proches du dossier et le parquet.
Une opération judiciaire à Propriano
Le procureur de la République Nicolas Septe a confirmé une information de Corse-Matin et a détaillé le cadre de l’intervention : « Une opération de police judiciaire » a eu lieu « à Propriano portant sur des infractions à la législation sur les armes, enquête diligentée par la section de recherches de la gendarmerie d’Ajaccio et sous l’autorité du parquet d’Ajaccio ».
Au cours des perquisitions, les démineurs ont été mobilisés. Le procureur a précisé : « À l’occasion des perquisitions, il a été nécessaire de faire appel aux démineurs pour sécuriser les lieux », ajoutant que l’immeuble avait « été évacué provisoirement par sécurité » et « qu’une personne était en garde à vue ».
Dans la journée, la préfecture de Corse-du-Sud a également communiqué. À 12H30, elle a diffusé sur X un message faisant état de la « découverte d’engins explosifs » à Propriano, nécessitant la mise en place d’un « périmètre de sécurité » avec la présence des « démineurs ».
En fin d’après-midi, la situation autour du bâtiment a évolué : « Le périmètre de sécurité a été levé », à 18H30, indique la préfecture.
17 kilos d’explosifs saisis
Vendredi soir, le procureur Nicolas Septe a donné un premier chiffre sur les saisies : « 17 kilos d’explosifs ont été saisis ».
Une source proche du dossier a, de son côté, décrit le contenu retrouvé : « Des armes de guerre moderne, de l’explosif et des grenades ont été saisies », en précisant qu’un « résident de l’immeuble était en garde à vue ».
Selon cette même source, la nature du matériel écarte l’hypothèse d’un simple stockage inoffensif : « Ce n’est pas du matériel de collectionneur, c’est du matériel qu’on peut certainement relier à une bande criminelle ».
Un lien évoqué avec la bande Mocchi
Sur le profil de la personne interpellée, une autre source proche du dossier indique qu’il s’agit d’un homme âgé proche d’Appien Coti, condamné en décembre dernier à huit ans de prison et 100.000 euros d’amende pour une triple attaque à l’explosif d’un glacier de Propriano.
Dans ce dossier, Joseph Mocchi et Don Jacques Serreri avaient également été condamnés à huit ans de prison et 100.000 euros d’amende.
Depuis le 30 janvier, les trois hommes sont aussi jugés à Marseille avec une vingtaine d’autres prévenus dans une affaire de trafic d’armes organisé entre la Corse et le continent en passant par la Sardaigne et la Suisse.
MM. Mocchi, Coti et Serreri sont associés à la bande criminelle dite « Mocchi » dans un rapport du service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la police, consulté par l’AFP.
Enfin, une troisième source affirme un rattachement direct entre la découverte de Propriano et ce groupe : « Ces découvertes sont liées à la bande Mocchi ».
Pourquoi c’est important
- Un immeuble a dû être évacué « par sécurité » après la découverte d’explosifs et d’armes, avec intervention des démineurs et mise en place d’un périmètre de sécurité.
- Le parquet d’Ajaccio fait état de saisies, dont « 17 kilos d’explosifs », et d’une garde à vue liée à un résident de l’immeuble.
- Des sources évoquent un lien possible avec une bande criminelle, et citent la « bande Mocchi », déjà mentionnée dans un rapport du Sirasco et au cœur d’une procédure en cours à Marseille.










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