La régie métropolitaine équipe ses agents d’un nouveau dispositif avec l’espoir de faire concrètement reculer la violence (presque) devenue ordinaire.
La scène se répète. L’un des 80 contrôleurs du réseau Lignes d’Azur repère un resquilleur dans le tramway, et s’apprête à lui adresser une amende. Le contrevenant parlemente, s’agite, insulte, frappe parfois. Ces incivilités, voire ces agressions, se sont multipliées ces dernières années.
C’est ce que dénonce le président des transports publics Gaël Nofri, par ailleurs maire-adjoint chargé des transports, auprès de Christian Estrosi. Un ras-le-bol qui se traduit par le déploiement d’un nouvel outil : une douzaine de caméras piétons, pour les contrôleurs assermentés, tel que présenté ce mardi 21 mai.
« Quand les gens voient qu’une caméra corporelle est sur le point de commencer à enregistrer, ils ont tendance à être plus respectueux, plus calmes envers le personnel » explique Yann Mancuso, responsable de la sûreté chez R.L.A.
De son côté, Gaël Nofri pointe « une société où la parole de ceux qui représentent l’autorité est de plus en plus contestée et remise en cause. Il était important de pouvoir apporter des images, des preuves irréfutables lorsqu’il y a des situations de tension ».
Et l’édile de rappeler qu’une brigade de nuit a été lancée pour renforcer la sécurité, tel qu’il l’annonçait dans nos colonnes au cours de cet interview, en septembre dernier. Cet été, les professionnels du tramway et des bus devront continuer à faire face à un autre fléau de la délinquance : l’inquiétante progression des pickpockets.



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