Une vaste opération menée à l’aube dans un appartement niçois a permis la saisie de 45 chardonnerets élégants, une espèce protégée et très convoitée par les braconniers. Alertées par une association de défense animale, les forces de l’ordre ont découvert une détention massive d’oiseaux sauvages, donnant lieu à une garde à vue et à l’ouverture d’une enquête judiciaire.
À l’aube, les policiers frappent à la porte. Sur place, la découverte est saisissante ! Dans un appartement d’un quartier populaire de Nice, près d’une centaine d’oiseaux sont maintenus en captivité, dont plusieurs dizaines d’une espèce menacée et strictement protégée.
Une saisie spectaculaire dans un quartier populaire de Nice
L’opération, confirmée par le parquet de Nice, s’est déroulée vendredi matin. Six policiers, épaulés par des agents de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), sont intervenus après un signalement transmis en décembre par une ONG de défense des animaux. L’association Stéphane Lamart évoquait alors une « détention massive d’oiseaux sauvages protégés ».
Dans le logement, les enquêteurs ont identifié environ une centaine d’oiseaux, parmi lesquels 45 chardonnerets élégants. Cette espèce, protégée depuis 1981, est particulièrement ciblée par le braconnage. Selon l’association, « les enquêteurs ont découvert environ une centaine d’oiseaux détenus au sein du logement, parmi lesquels 45 chardonnerets élégants ».
Un trafic alimenté par l’appât du gain et la beauté de l’oiseau
Le chardonneret élégant paie le prix de son succès. Son plumage coloré et son chant recherché en font une proie privilégiée pour les réseaux de trafic. L’ONG dénonce un commerce « motivé par l’appât du gain », soulignant que l’oiseau est victime « de la beauté de son plumage aux trois couleurs emblématiques et de la qualité de son chant ».
Au domicile perquisitionné, plusieurs milliers d’euros en liquide ont été retrouvés. Un homme a été placé en garde à vue et une enquête a été ouverte pour « détention illicite d’espèces protégées », mais aussi pour « ouverture et exploitation d’établissement détenant en captivité des animaux d’espèces non domestiques » et « mise en vente d’espèces animales non domestiques », selon le parquet.
Une espèce protégée en net déclin en France
Sur les 45 chardonnerets saisis, 21 oiseaux sauvages non bagués ont pu être remis en liberté. Les autres ont été confiés à un centre de soins spécialisé. Une issue partielle mais révélatrice de l’ampleur du phénomène.
Sur son site Internet, l’OFB alerte sur une situation préoccupante : « le braconnage du chardonneret ne cesse d’augmenter en France », alors même que l’espèce est classée « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées. En 2025, l’organisme rappelait que « la population de chardonneret a diminué d’au moins 30% en 10 ans ».
Le non-respect de la réglementation relative aux espèces protégées expose les contrevenants à des sanctions lourdes. Les faits reprochés sont passibles de trois ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende, rappelle l’Office Français de la Biodiversité.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









Les écolos n’ont rien à déclarer en lisant cet article ? On nous pourrit avec la pollution comme par exemple interdiction de fumer dans les jardins publics … Qu’il n’y ait plus d’oiseaux ça ne les dérange pas ? 🇨🇵