La situation économique en Provence-Alpes-Côte d’Azur suscite des ajustements dans les dépenses des habitants, confrontés à des contraintes financières et à une perte de pouvoir d’achat.
À l’approche de Noël, Ankorstore, une plateforme interprofessionnelle reliant plus de 300 000 commerçants à 30 000 marques en Europe, a réalisé une étude avec l’institut Yougov pour examiner les habitudes d’achat des Français et leurs budgets pour les fêtes.
Noël représente un stress financier pour 54 % des habitants de la région, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale de 51 %. En ce qui concerne le début des achats, une division est notable : 38 % commencent plus de deux mois avant, tandis que 41 % s’y prennent dans les dernières semaines.
Le budget moyen pour Noël s’élève à 472 € pour les habitants de notre région, soit 57 € de moins que la moyenne nationale de 529 €, le plus bas parmi les territoires français. Les commerçants locaux anticipent cette réalité en se montrant prudents : 71 % estiment que les consommateurs ne dépenseront pas plus.
Parmi eux, 41 % prévoient des dépenses inférieures à l’an dernier, et 30 % envisagent un budget similaire.
Pour éviter les risques financiers, 55 % des commerçants gèrent attentivement leurs stocks, tandis que 33 % les limitent et favorisent le réapprovisionnement de dernière minute.
Malgré l’intention de maintenir un budget similaire à celui de l’année précédente pour 51 % des résidents, l’inflation réduit leur pouvoir d’achat et la diversité des produits accessibles. Ainsi, 60 % préfèrent des achats à prix réduits ou en promotion, un pourcentage légèrement supérieur à la moyenne nationale de 58 %.
Trois stratégies émergent pour préserver le budget des fêtes : étaler les dépenses (67 %), réduire les cadeaux (61 %) et ne pas rogner sur le budget alimentaire (45 %), souvent dédié à des repas festifs en famille et entre amis.
Pour 54 %, limiter les présents aux enfants est une option privilégiée, les préservant des arbitrages. Une particularité régionale réside dans les 50 % de sondés prêts à réduire le budget alimentaire, en troisième choix.






