Il suffit de pousser la grille de fer forgé, quelques pas seulement au-delà des bruits de la ville. Là, dans ce cocon végétal, le Théâtre de Verdure déploie son charme discret, imprégné par les souvenirs des grands noms qui ont foulé sa scène.
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« Ce théâtre a connu plusieurs vies. Il a évolué au rythme des artistes et du public niçois » rembobine Philippe Bodino, son régisseur général. Construit en 1946, à deux pas de la promenade des Anglais, le Théâtre de Verdure était à l’origine une grotte artificielle, avec un jardin d’agrément et même un plan d’eau où l’on pouvait se balader en barque !
Son architecture, en forme d’amphithéâtre inspiré des arènes romaines, en fait un lieu à part, presque confidentiel malgré sa capacité actuelle de 3250 places.

« Pendant longtemps, il a été le passage obligé des stars de la chanson française » se souvient-il. « De Charles Aznavour à Claude François, en passant par Édith Piaf ou Johnny Hallyday, tous les grands noms y ont chanté. Même Prince y a tourné un clip mythique !»
Dans les années 2000, jugé trop petit et dépassé par des salles comme le Nikaïa, il tombe peu à peu en désuétude. Mais très vite, la nostalgie de ce lieu intimiste et central reprend le dessus. « La scène artistique avait besoin d’un espace intermédiaire entre les salles de 10.000 places et les petits théâtres. Ici, on a trouvé l’équilibre idéal. »
Plus de 100 évènements par an
Depuis quinze ans, le Théâtre de Verdure vit une véritable renaissance. De la scène rock, avec ses années metal flamboyantes, jusqu’au Nice Jazz Festival en passant par l’électro et le hip-hop, il s’est ouvert à toutes les musiques, tous les publics.
« Aujourd’hui, on accueille entre 90 et 130 événements par an » précise Philippe Bodino. Et surtout, on n’est plus seulement actifs l’été. On veut vivre toute l’année, au rythme des Niçois. »

Cette année, le coup d’envoi sera donné dès le 3 mai avec le Crossover Festival et la venue de Sofiane Pamart, pianiste star de la scène électro-classique.
L’objectif est clair : faire vibrer Nice du printemps à l’automne, et redonner au Théâtre de Verdure son éclat historique, avec cette proximité rare entre le public et les artistes, à quelques mètres seulement de la Méditerranée.





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