Les pourquoi niçois - C’est l’un des moments les plus mémorables du Carnaval de Nice. À la fin de chaque édition, après avoir été célébré tout au long de la quinzaine, le Roi part en fumée, brûlé comme le veut la tradition. Mais enfin, pour quelle raison ?
Toujours très attendue, la cérémonie vient clôturer toutes les éditions du Carnaval de Nice. Une tradition dont on trouvait déjà la trace au XIXe siècle. Après deux semaines placées sous le signe de la fête, entre les corsi et les innombrables animations proposées, vient le temps… du bûcher !
En effet, la coutume veut que le Roi, cette figure qui représente la manifestation et son thème, soit brûlé dans une sorte d’immense feu de joie. Une incinération qui intervient généralement le dernier samedi soir des réjouissances. Un temps sur la place Masséna, même si le littoral est désormais préféré. Tous les habitants sont conviés à ces adieux puisque l’accès est gratuit.
Chasser la tristesse et incarner une renaissance
Mais d’où vient ce rituel qui a donc traversé les siècles ? Il s’agit d’une métaphore qui voudrait que ces répliques mesurant plusieurs mètres de haut symbolisent tous les maux que nous avons rencontrés cette année. Une manière de se débarrasser de nos problèmes, de nos humeurs moroses ou encore du froid hivernal.
Un acte permettant de « chasser les ténèbres », avec le début du printemps. Car c’est également une question de renaissance, avec l’idée de se porter chance pour les mois à venir. C’est d’ailleurs ce qu’écrit l’organisation sur son site Internet.
« Tel un phénix, au Carnaval de Nice, lorsqu’un roi se meurt dans les flammes, un nouveau renaît de ses cendres pour l’année suivante !»
Événement déplacé pendant six ans, mais toujours maintenu
Les carnavaliers y tiennent énormément. Même après l’attentat de 2016, le cérémonial a été maintenu. Il s’est déroulé entre 2017 et 2022 sur la place Masséna. On ajoutera même que c’est à ce moment-là qu’est annoncée la future thématique pour la prochaine édition.
Cette crémation du « bouc émissaire » s’accompagne d’une chanson de rigueur : « Adiéu paure Carneval » (soit « Adieu pauvre Carnaval »). Une scène marquante qui existe donc depuis des siècles. Dès le XIXe, on calcinait un mannequin au bas de la place de la Préfecture.
En 2026, les défilés colorés reviendront du 11 février au 1er mars. Cette fois-ci, c’est une souveraine qui sera couronnée pour la première fois. Rendez-vous le samedi 28 février après le corso illuminé pour (re)vivre cette cérémonie incontournable sur la Côte d’Azur !



