En 2024, marquée par les élections européennes puis législatives, la France a connu une hausse notable des tentatives d’ingérences étrangères. Selon le service Viginum, 25 opérations numériques menées par des acteurs extérieurs ont été repérées durant cette période, illustrant la multiplication de ces initiatives de déstabilisation.
« Sur les deux scrutins, au total on a identifié 25 tentatives d’ingérences numériques étrangères », a précisé à l’AFP un représentant de Viginum, organisme placé sous la tutelle du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, dépendant de Matignon.
Cette recrudescence est attribuée à des « modes opératoires persistants », en lien avec des « acteurs malveillants » déjà connus, parmi lesquels figure le groupe russe « Storm-1516 ». Ce dernier a notamment exploité les législatives anticipées pour créer « un faux site de campagne qui usurpait complètement la charte graphique » de la coalition présidentielle Ensemble, promettant aux électeurs une « prime Macron » de 100 euros contre leur vote, selon un rapport récent de Viginum.
Autre épisode révélé, Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique aux européennes, avait signalé à moins de deux mois du scrutin être visé par une opération « venant de comptes pro-chinois » l’accusant « d’être le cheval de Troie des Américains, notamment de la CIA en Europe ».
Des campagnes numériques étrangères toujours plus actives pendant les élections
Pour le responsable de Viginum, ces actions traduisent une « intention, qui se déploie sur le long terme, de saper la cohésion, discréditer les institutions et modifier les perceptions sur notre modèle démocratique ». Une stratégie amplifiée en période électorale, où « il suffit de venir jeter un peu d’huile sur le feu, sur un sujet déjà polarisant ».
Un phénomène similaire a été observé lors de la mobilisation du 10 septembre, née sur les réseaux sociaux français, mais reprise de manière « opportuniste » par des acteurs prorusses et pro-iraniens. Selon une autre source gouvernementale, il ne s’agissait pas d’une « manoeuvre coordonnée d’ingérence numérique étrangère ».
Les élections municipales prévues les 15 et 22 mars devraient à leur tour être ciblées. D’après la directrice adjointe de Viginum, Anne-Sophie Dhiver, ces scrutins « seront visés » et font déjà l’objet de « tentatives de déstabilisation d’origine étrangère », a-t-elle indiqué lors d’une table ronde au Sénat.
Le groupe russe « Storm-1516 » a de nouveau été repéré en octobre, derrière « des centaines de sites générés par intelligence artificielle (dont) un tiers usurpant l’identité de médias régionaux et visant à diffuser des récits alternatifs dans l’opinion ». Ces « faux sites d’information » illustrent les campagnes à venir, pour lesquelles « nous devons collectivement nous préparer à faire face à un durcissement de la menace informationnelle », a averti Anne-Sophie Dhiver.
- Ce qu’il faut retenir : En 2024, les tentatives d’ingérences numériques étrangères ont fortement augmenté durant les élections françaises. Des groupes comme Storm-1516 ont cherché à influencer l’opinion via des campagnes en ligne. Viginum alerte déjà sur de nouvelles menaces pour les élections municipales de mars prochain.
Avec AFP



Pourquoi ce qui est là n’est pas un fake news ? Qu’il a une intention des russes, que des russes des chinois, des iraniens, à salir le vote ? Il n’a pas ce truc d’intention de salir le vote, il n’a pas eu ce truc de bourrage d’urnes à Paris. Il n’a pas eu ce truc de vote de personnes décédées. Il n’a pas eu ce truc de vote pour 100 sous. Personne ne veut salir le vote, c’est une scène pour faire peur aux gens.