À Marseille, plusieurs milliers de personnes ont défilé mercredi matin dans un cortège à la fois traditionnel et symbolique, répondant à l’appel du mouvement « Bloquons tout » et rassemblées derrière les banderoles syndicales pour exprimer leur « ras-le-bol ».

D’après la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, environ 8.000 personnes étaient présentes. Un organisateur évoquait 30.000 participants et la CGT en revendiquait 80.000.

Aux alentours de midi, les forces de l’ordre ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser un groupe isolé, après ce que la police a qualifié de « tentative d’intrusion » dans un centre commercial, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le cortège, composé d’étudiants, de lycéens, de retraités et de salariés, s’est ébranlé depuis les Réformés, point habituel des rassemblements dans le centre de Marseille. L’ambiance restait globalement bon enfant, ponctuée de musique et de danses. Les slogans les plus repris traduisaient un profond ras-le-bol, comme Macron démission ou Grève, blocage, manif sauvage, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Stéphanie Sarai, adjointe administrative âgée de 41 ans, confiait être « mécontente du système actuel » et appelait à un « partage des richesses pour tout le monde ». « Les plus riches, on en a marre qu’ils profitent […] On veut plus de salaire, on travaille double voire triple, mais on s’en sort pas », s’est-elle indignée, réclamant la démission du président Emmanuel Macron.

Pour Salim Benhaddi, 46 ans, membre du collectif Résistance Handicap, l’enjeu est de renforcer l’unité : « Ce qu’on veut, c’est se rassembler, que l’on ne soit plus divisés, et qu’on se tape ou qu’on se regarde de travers alors que non: une société, une population, un pays, ça doit avancer ensemble et non chacun de son côté », a-t-il affirmé auprès de l’AFPTV.

Le député LFI de Marseille, Sébastien Delogu, a également participé au défilé.

En amont du cortège, des tables rondes étaient organisées tout au long de la journée pour « formuler des propositions pour une meilleure représentativité » dans le débat démocratique.

Selon la préfecture de police, les actions menées à Marseille ont conduit à la destruction de cinq à dix poubelles, quelques vitres endommagées, ainsi qu’à l’usage de gaz lacrymogènes pour disperser de petits groupes cherchant à bloquer. À la mi-journée, une poignée d’interpellations étaient recensées : trois à Arles et une à Marseille.

À Montpellier, près de 6.000 personnes, en majorité des jeunes, se sont retrouvées pacifiquement sur la place de la Comédie, d’après la préfecture de l’Hérault. Des pancartes anticapitalistes, en faveur des services publics ou portant le slogan « Lecornu t’es foutu », étaient brandies, tandis que certains commerçants avaient préféré fermer boutique.

Avec AFP

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Passionné de cinéma, de littérature américaine et de balades en Italie. Diplômé d'un bachelor en journalisme depuis 2019, Niçois depuis 2012 !

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