À l’approche des municipales de 2026, la Fédération du commerce niçois et de l’artisanat (FCNA) pose les choses. Dans les colonnes de Nice-Presse Dimanche, son président Jean-Marie Debaisieux appelle les pros à se mobiliser pour défendre leur quotidien, entre sécurité, stationnement et vitalité économique.
SYNTHÈSE - Les commerçants niçois ne comptent plus rester spectateurs. Jean-Marie Debaisieux veut replacer les professionnels au centre du débat public. Et pour lui, pas question de faire de la politique : « notre parti, c’est le commerce », martèle-t-il dans Nice-Presse Dimanche. La FCNA entend peser, à sa manière, sur les orientations de la future équipe municipale.
Un rapport sera remis à l’ensemble des candidats
Beaucoup d’entrepreneurs, explique-t-il, ne sont pas inscrits pour voter là où ils travaillent. Un paradoxe qu’il veut corriger en lançant une campagne d’information sur le droit d’inscription électorale des commerçants via la cotisation foncière des entreprises (CFE). Mais il faut faire entendre la voix de ceux qui font vivre les rues.
Parallèlement, la FCNA ouvre une « boîte à idées » pour recueillir les propositions du terrain. Avec la CPME et d’autres partenaires, un rapport sera remis à l’ensemble des candidats aux municipales. « On ne soutient personne, on défend tout le monde », résume-t-il. Pour construire un socle commun de mesures concrètes, soutenir l’économie locale et freiner la vacance commerciale qui mine certains quartiers.
« Nous donnerons aux candidats un rapport avec nos propositions »#Municipales2026. La Fédération des commerçants et artisans (@fcna_nice) sort du bois dans Nice-Presse Dimanche : guerre Estrosi-Ciotti, préoccupations…
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) October 12, 2025
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Stationnement et sécurité, nerfs du commerce de proximité
Sur le stationnement, la fédération plaide pour du bon sens. Trop souvent, les décisions tomberaient sans concertation. Les commerçants réclament des tarifs raisonnables, des zones gratuites mieux signalées, et des créneaux de livraison vraiment respectés. « L’équilibre est fragile : entre pouvoir d’achat des clients et compétitivité face aux centres commerciaux ».
Côté sécurité, la mise en place, cet été, du dispositif « VigiCommerce » est saluée. La brigade dédiée et la boucle WhatsApp sont jugées efficaces. Mais beaucoup ignorent encore l’existence du bouton d’alerte, pourtant peu coûteux et rapide à installer. Une meilleure comm’, selon la FCNA, permettrait de renforcer la confiance et la sérénité dans les quartiers.
Plus de dialogue ?
La piétonnisation, les pistes cyclables et la végétalisation ont leur place, mais pas au détriment de la visibilité des vitrines. « Oui aux vélos, oui aux piétons, oui aux voitures », résume le président. Ce qu’il réclame, c’est du dialogue avant chaque aménagement : informer, co-construire, et ne pas étouffer la vitalité économique sous les bonnes intentions urbanistiques.
Les beaux discours sur la « ville durable » séduisent, mais sur le terrain, un commerce invisible est un commerce qui meurt. Les professionnels demandent donc à la mairie de penser la transition écologique avec pragmatisme.
Saison estivale contrastée
L’été a laissé un goût mitigé. Août a sauvé la saison, mais juillet fut morose. Plus de clients, certes, mais un panier moyen en baisse. Dans la restauration, les signes sont parlants : « moins de desserts, des tables qui partagent une pizza pour quatre ». L’inflation et l’incertitude politique pèsent lourdement sur la consommation.
La FCNA redoute aussi la multiplication de certaines « mono-activités » de rue, parfois communautaires. Pas question de stigmatiser, affirme Jean-Marie Debaisieux, mais d’exiger une concurrence équitable. « Même fiscalité, mêmes contrôles, mêmes règles d’hygiène pour tous. »






