La police a mené lundi des perquisitions à Marseille, visant les sièges du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole présidés par Martine Vassal (divers droite), dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte après le signalement d’un ex-fonctionnaire.
Selon le parquet de Marseille, les domiciles de Martine Vassal, de son directeur de cabinet Marc Jolibois ainsi que celui de l’ex-fonctionnaire Erwan Davoux ont également été perquisitionnés.
Cette enquête comporte deux volets : le premier fait suite à un signalement pour détournement de fonds publics, trafic d’influence et corruption passive visant Martine Vassal, la conseillère départementale Anne Rudisuhli et Marc Jolibois. Le second repose sur des plaintes déposées entre novembre 2024 et janvier 2025, notamment par le Conseil départemental et le Crif, accusant cette fois Erwan Davoux de « chantage » et de « provocation à la haine en raison de l’appartenance à une race, une ethnie ou une religion ».
Les collectivités concernées ont confirmé les perquisitions, précisant que « les administrations ont donné l’ensemble des pièces nécessaires à l’enquête suite à la plainte contre Monsieur Davoux », sans évoquer le premier volet. Elles ajoutent : « Cela permettra de confirmer que ce dernier n’est pas un lanceur d’alerte mais un maître-chanteur ».
Perquisitions à Marseille : une enquête sensible visant Martine Vassal et son entourage
Ancien directeur des relations internationales du département, Erwan Davoux n’avait pas vu son contrat renouvelé. Ex-conseiller à l’Élysée, passé par la DGSE et la région Île-de-France, il a invoqué l’article 40 pour dénoncer des voyages officiels jugés « dispendieux » ou encore des subventions « clientélistes » attribuées à des associations marseillaises issues des communautés juive et arménienne, révélations initialement publiées par Le Nouvel Obs.
Il conteste également la relation entre Martine Vassal et son directeur de cabinet, affirmant que « la loi pour la confiance de la vie politique interdit de compter parmi les membres de son cabinet son mari, son concubin ou partenaire ».
Candidate de la droite et du centre pour la mairie de Marseille en 2026, Martine Vassal a dénoncé « des infractions imaginaires », accusant une manoeuvre politique, et rappelant avoir refusé de « verser près de 300.000 euros » d’indemnités à M. Davoux.
Avec AFP



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