Les Républicains affûtent leurs armes pour les municipales de mars. Le parti a validé une vague d’investitures, ciblant des bastions symboliques et affichant clairement son ambition : reprendre le terrain perdu face à la gauche.
Ça y est, la droite sort du bois ! Après des mois d’attente, la Commission nationale d’investiture (CNI) a tranché : une quarantaine de candidats porteront les couleurs LR dans les prochaines batailles locales. À la manœuvre, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et présidente de cette commission, qui ne cache pas sa ligne de conduite : « battre la gauche, et surtout l’extrême gauche ». L’avertissement est lancé, les hostilités commencent.
Candidatures stratégiques à Lyon et Marseille
À Lyon, la CNI a officialisé son soutien à Jean-Michel Aulas, figure extérieure au parti mais considérée comme la meilleure chance d’empêcher la gauche radicale de consolider sa mainmise. Pour garder la main, LR a placé Pierre Olivier comme chef de file local. Sa mission ? Peser sur la composition de la liste, même si le candidat n’est pas encarté. Un rôle subtil mais déterminant.
À Marseille, la stratégie est tout aussi claire, confier les clés de la reconquête à Martine Vassal. Issue de la droite, elle incarne l’alternative que LR veut imposer dans une cité phocéenne dominée par ses adversaires depuis 2020.
Autres fiefs visés, investitures remarquées
À Pau, face au fief historique de François Bayrou, la droite a choisi d’envoyer Éric Saubatte. Un défi symbolique pour un territoire où le centre a pris ses aises. À Nantes, Foulques Chombart de Lauwe s’impose sans surprise, déjà désigné lors d’une primaire locale. L’investiture de Brice Droineau à Tours, elle, a créé des remous : deux votes contre, dont celui de Laurent Wauquiez, dénonçant une fédération « pas écoutée ». Les tensions internes ne disparaissent jamais complètement.
Saint-Étienne illustre un autre cas sensible : après l’exclusion de Gaël Perdriau, emporté par ses démêlés judiciaires, c’est Dino Cinieri qui prend le relais pour défendre les couleurs du parti. À Neuilly-sur-Seine, bastion historique de la droite, le choix s’est porté sur Geoffroy Didier, proche de Wauquiez, pour incarner la continuité.
Ces investitures traduisent une volonté de revanche, retrouver des grandes villes perdues en 2020 et montrer que la droite reste debout. Derrière chaque nom, une stratégie : miser tantôt sur des personnalités issues de LR, tantôt sur des figures extérieures mais jugées capables de rassembler plus large.





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