A cinq mois des municipales, le Rassemblement national intensifie sa préparation : le parti revendique déjà « 530 têtes de listes », soit davantage qu’en 2020, selon Julien Sanchez, eurodéputé et directeur de campagne.
Dissolution ou non, le RN mise pleinement sur les élections des 15 et 22 mars 2026 pour consolider son ancrage territorial. Un signe de cette détermination : « on a à peu près 530 têtes de listes », affirme M. Sanchez.
Ce chiffre dépasse déjà celui enregistré lors du scrutin précédent, quand la formation avait présenté 410 listes sous ses couleurs, tout en soutenant une vingtaine d’autres, dont celle de Robert Ménard à Béziers.
Le total pourrait encore croître d’ici la clôture du dépôt des listes, prévue fin février, et peut-être franchir le seuil des 600 atteint en 2014. Toutefois, « ce n’est pas un objectif en soi », précise le directeur de campagne, qui indique avoir examiné « plus de 1.200 candidatures à ce jour ».
Le RN veut renforcer son implantation locale avant les municipales de 2026
« Le but c’est d’être présents là où on a des gens compétents, pas d’y aller pour y aller », insiste l’ancien maire de Beaucaire (Gard). Le RN vise toutefois une présence étendue, notamment « dans la majeure partie des chefs-lieux de départements » et dans « les villes de plus de 100.000 habitants », parfois délaissées auparavant.
Estimant que l’extrême droite bénéficie « d’une dynamique nationale » et que la sécurité, l’un de ses thèmes majeurs, « arrive en tête des priorités » selon les sondages, M. Sanchez met en avant l’importance de la sélection des candidats : « On est dans une période où on va gagner des villes, donc il faut les sélectionner avec soin ».
Avec AFP






