Près de 49 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales en France. Mais à 17 heures, la participation restait modeste avec 48,90%, dans un scrutin observé de près à un an de l’élection présidentielle de 2027. Sur la Côte d’Azur comme ailleurs, les bureaux ont ouvert normalement, notamment à Nice où des bulletins endommagés par la pluie ont dû être réimprimés en urgence.
Devant les bureaux de vote, l’affluence est restée modérée une grande partie de la journée. Les électeurs étaient appelés à choisir leurs conseillers municipaux pour les six prochaines années dans près de 35.000 communes.
Au total, quelque 48,7 millions d’électeurs étaient inscrits sur les listes, dont 358.000 ressortissants de l’Union européenne.
À 17H00, le taux de participation atteignait 48,90%. Un chiffre supérieur d’une dizaine de points à celui enregistré lors des municipales de 2020, organisées en pleine pandémie de Covid-19, mais inférieur d’environ six points à celui observé à la même heure en 2014 (54,72%).
Les bureaux de vote fermeront au plus tard à 20H00, moment où les premiers résultats pourront être publiés.
Un scrutin local observé comme un test national
Si ces élections servent d’abord à désigner les conseillers municipaux, elles sont également suivies comme un test politique à un an de l’élection présidentielle de 2027.
Le Rassemblement national voit ce scrutin comme une étape dans sa stratégie nationale après deux mandats d’Emmanuel Macron, dans un paysage politique marqué par trois grands blocs : la gauche, le centre droit et l’extrême droite.
Le parti dirigé par Marine Le Pen espère renforcer son implantation locale. Il présente un nombre record de listes, au moins 650, sur l’ensemble des communes concernées.
La dirigeante d’extrême droite, déjà candidate à trois reprises à l’élection présidentielle, pourrait toutefois voir sa route barrée si sa peine d’inéligibilité pour détournement de fonds venait à être confirmée.
Dans les grandes villes, l’incertitude reste importante. Peu de maires sortants sont assurés d’être reconduits dès ce premier tour.
Des électeurs d’abord préoccupés par les enjeux locaux
Malgré la dimension nationale que certains prêtent à ces municipales, de nombreux électeurs disent voter avant tout en fonction de la situation de leur commune.
Selon les sondages, 75% des votants affirment que leur choix dépendra principalement des enjeux locaux, dans un scrutin traditionnellement moins polarisé que les élections nationales.
Les priorités évoquées restent souvent les mêmes d’une ville à l’autre : la lutte contre le narcotrafic, l’accès aux soins ou encore les difficultés liées au logement.
« Si ce scrutin pouvait rester local, si on pouvait arrêter d’en faire un enjeu national, ce serait bien », explique Maya Rayer, 52 ans, électrice à Paris.
À Roubaix, où six listes sont en compétition, Rébiah, 62 ans, évoque des préoccupations très concrètes : « Je voudrais un maire qui agit parce qu’il y a beaucoup de pauvreté, de misère, de délinquance, des problèmes de logements, dans l’éducation ».
Au total, 93% des communes devraient connaître leur maire dès le premier tour, faute de concurrence importante entre les listes.
Paris et Marseille au cœur des regards
Dans certaines grandes villes, la bataille électorale est particulièrement scrutée.
À Paris, la droite espère reprendre la capitale au Parti socialiste, au pouvoir depuis 25 ans. Les Républicains comptent notamment sur leur candidate, l’ancienne ministre de la Culture Rachida Dati.
À Marseille, deuxième ville de France, la compétition s’annonce également serrée. Le candidat du Rassemblement national Franck Allisio est annoncé au coude-à-coude avec la coalition de gauche conduite par le maire Benoît Payan.
Dans ces grandes agglomérations, l’issue du premier tour pourrait ouvrir une nouvelle phase de négociations entre les listes en vue du second tour prévu le 22 mars.
Sur la Côte d’Azur, la journée électorale s’est déroulée normalement à Nice, où l’ensemble des bureaux de vote ont ouvert malgré un incident survenu la veille : des dizaines de milliers de bulletins avaient été endommagés par la pluie et ont dû être réimprimés en urgence.
Ce qui est important
- 48,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux dans près de 35.000 communes.
- À 17 heures, la participation atteignait 48,90%, en hausse par rapport à 2020 mais en recul par rapport à 2014.
- Dans plusieurs grandes villes comme Paris ou Marseille, l’issue reste incertaine avant un second tour prévu le 22 mars.



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