Municipales 2026 - À l’approche des municipales, la ligne des Républicains se durcit. Mercredi sur France Inter, le président LR du Sénat Gérard Larcher a affirmé que les membres du parti soutenant des listes RN, UDR ou Reconquête « n’ont plus leur place » au sein du mouvement. Une prise de position qui intervient alors que plusieurs situations locales agitent déjà la droite…
La réponse de Gérard Larcher se veut sans ambiguïté. Le président LR du Sénat a affirmé mercredi que les membres du parti qui choisissent de soutenir ou de rejoindre des listes proches du Rassemblement national ne peuvent plus rester au sein du mouvement.
Invité de France Inter, il a rappelé la position qu’il défend pour sa famille politique. « Pour nous les choses sont claires, aucune alliance avec le RN ou ses ‘proxy’ », a déclaré M. Larcher, en citant notamment l’UDR d’Eric Ciotti ou Reconquête d’Eric Zemmour.
Ligne rouge ?
Pour Gérard Larcher, les rapprochements avec ces formations représentent un danger pour l’avenir de son parti. « Je vois bien les tentations, mais en fait, cette tentation, c’est notre disparition et celle des valeurs que nous portons. Nous avons derrière l’élection présidentielle. Nous devons rassembler du centre à la droite républicaine », a-t-il plaidé.
Dans ce contexte, les élus ou responsables LR qui choisiraient une autre stratégie ne peuvent, selon lui, rester au sein du mouvement. « n’ont plus leur place », a-t-il estimé, évoquant les membres du parti qui soutiennent ou rejoignent des listes RN, UDR ou Reconquête.
Des situations locales déjà visibles
Plusieurs cas sont déjà observés dans certaines communes. Gérard Larcher a notamment cité l’exemple de l’eurodéputé Christophe Gomart à Nice, qui soutient ou rejoint des listes RN ou UDR dans des communes du sud-est.
Le président du Sénat a également mentionné des situations ailleurs en France, comme à Bourg-en-Bresse dans l’Ain, où des soutiens se tournent vers Reconquête. Autant de configurations locales qui alimentent les tensions autour des stratégies d’alliance à droite.
À Paris, Gérard Larcher a apporté son soutien à Rachida Dati. Selon lui, la maire du 7e arrondissement « est la seule qui peut incarner l’alternance après 25 années de mairie socialiste » dans la capitale.
Il estime également qu’elle a raison de refuser toute alliance avec la candidate Reconquête Sarah Knafo. Contrairement à Rachida Dati, qui avait refusé de répondre sur ce point, Gérard Larcher a lui accepté de qualifier Sarah Knafo d’extrême droite. « Oui, pour moi les choses sont claires », a-t-il répondu à cette question.
Ce qui est important
- Gérard Larcher affirme que les membres LR soutenant des listes RN, UDR ou Reconquête « n’ont plus leur place » dans le parti.
- Cette position intervient alors que des alliances locales apparaissent déjà dans certaines communes, notamment dans le sud-est.
- À Paris, le président du Sénat soutient Rachida Dati et approuve son refus d’alliance avec Sarah Knafo.



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