Dans Nice-Presse Dimanche le 6 avril, le Rassemblement national niçois a dévoilé ses priorités à moins d’un an de l’élection municipale, avec les premiers axes de son programme. Des généralités, pour l’instant.
« Une chose est sûre, nous serons prêts ». Eric Ciotti n’est pas encore formellement candidat, « mais il s’y prépare », assure Benoît Kandel le 6 avril dans Nice-Presse. « Cela fait longtemps que nous y travaillons, avec des propositions concrètes. J’ai d’ailleurs lancé des commissions de travail » complète le chef du RN en ville. « Une grande réunion de synthèse est prévue le 15 avril. On définira les axes de progrès et les projets à proposer. Une quarantaine de personnes sont investies côté RN ».
Eric Ciotti aurait à l’esprit deux fenêtres de tir pour lancer sa campagne : juste avant l’été, autour de juin, s’il n’y avait pas de dissolution de l’Assemblée. Pas l’option la plus crédible. En réalité, c’est davantage autour de septembre qu’il aimerait faire savoir ses intentions. D’autant qu’une telle course coûte cher, et peut vite s’essouffler.
La critique du bilan de Christian Estrosi, c’est une chose, mais que propose vraiment l’union UDR/RN ?
« Nos grands axes sont clairs : sécurité, propreté, logement, transports. On veut revenir à une gestion de proximité. Sortir des paillettes pour s’occuper enfin des vraies préoccupations des Niçois »
« Comme les crèches : j’ai l’exemple d’une jeune femme qui a dû abandonner son travail faute de place pour son enfant. C’est insensé. Il faut parler des habitants qui vivent ici à l’année, pas seulement des touristes. »
Benoît Kandel, qui fut le premier adjoint du maire actuel il y a quinze ans avant de se brouiller, poursuit : « Lançons des investissements raisonnés, utiles, qui soient générateurs de richesses. Ne plus détruire des bâtiments publics qui fonctionnent encore. Regardez : il a démoli Acropolis en promettant un nouveau Palais des Expositions à Nice Ouest. Mais il est où, ce projet ?»
La sécurité, surtout
On comprend que l’axe d’attaque majeur reste la sécurité, malgré les bons chiffres de Nice en la matière.
« C’est une dégradation complète » bombarde, au contraire, le responsable du Rassemblement national.
« Les caméras, c’est bien, mais ce n’est qu’un outil. Ce n’est pas une politique de sécurité »
« J’ai été adjoint chargé de ces dossiers, et c’est mon métier. À l’époque, j’avais mis en place des postes de police dans tous les quartiers. Prenez la Madeleine : plus de 10.000 habitants, c’est la taille d’une petite ville… et pas un seul poste de police municipale (qui devrait faire son retour l’année prochaine, promet la Ville, ndlr)».
« Son fameux « Hôtel des polices », c’est surtout de la communication. Ça coûte une fortune pour mettre les polices nationale et municipale dans le même bâtiment, alors qu’elles collaborent déjà ensemble. Les Niçois ont besoin d’agents de proximité, qui connaissent les commerçants, les habitants, les problématiques locales. »
Et de conclure : « Je note la violence contre les personnes, les incivilités, les tags, la saleté, les trottinettes sur les trottoirs ou les rails du tramway. Quand on n’intervient pas sur les petits désordres, c’est l’ensemble de la ville qui se dégrade. On préfère faire de l’image. Les Niçois ne sont pas dupes. »



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