À 43 ans, Frédéric Ricci vient de reprendre le flambeau du comité des riverains de Saint-Isidore. Avec une passion certaine pour la terre qui l’a vu naître.
Frédéric Ricci n’est pas un inconnu à Saint-Isidore. Attablé à la terrasse de la boulangerie Ibanez-Barnoin le temps d’un café, avenue Auguste Verola, ce père de deux petites filles ne cesse d’être interrompu par les habitants du quartier. Il faut dire que cet homme à la carrure imposante, sourire franc et mains de bâtisseur, a passé toute sa vie ici.
« J’y ai grandi, j’ai fréquenté l’école qui se trouvait dans l’ancienne caserne des pompiers » raconte-t-il, avec une lueur nostalgique dans le regard. Après avoir passé quatre années dans une maison de l’avenue, Frédéric s’est installé le long du chemin des Serres, dans une demeure construite par son père.

Un Italien, arrivé dans les années 1970, qui a laissé une empreinte indélébile dans le coin, en tant que maçon. « J’ai fini par suivre ses traces. » Aujourd’hui, le nouveau président du comité de quartier gère sa propre entreprise et travaille régulièrement sur des chantiers de la Plaine du Var.
Mais l’attachement à la terre ne s’arrête pas là. Dans son jardin, une petite production d’huile d’olive, née de sa passion pour la culture locale, perpétue une tradition familiale. « Les moulins tournent à plein régime cette année. Cela rappelle le passé agricole. »
Un seul mot d’ordre : « préservation »
Cet amour de Saint-Isidore, Frédéric l’exprime également par son engagement. Depuis son plus jeune âge, il est impliqué dans la vie associative. À tout juste dix-huit ans, il rejoint le fameux Comité des fêtes, où il passera deux décennies, dont plusieurs années en tant que vice-président. « Quand Maurice Tornesi a pris la présidence du comité des riverains, il y a quatorze ans, il m’a proposé de m’investir davantage », explique-t-il.
Maurice Tornesi, figure emblématique du quartier et beau-père de Frédéric, voit en lui un digne successeur. « J’ai souhaité qu’il intègre le comité pour qu’il puisse y apporter sa vision. »
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Cette complicité s’exprime aussi dans la sphère familiale. « Nos repas ressemblent souvent à des réunions du comité : on parle maçonnerie, et bien sûr du festin annuel » plaisante Maurice.
Désormais président du comité des riverains, Frédéric souhaite préserver ce qui fait le charme de Saint-Isidore.
« Je veux conserver l’âme du village, cette cohésion qui nous unit et ce cadre de vie si précieux. » Bien que la zone se développe, il tient à préserver sa tranquillité. « Ma maison est à 300 mètres de la place, et le soir, j’entends les oiseaux chanter. Cela me rappelle que, malgré tout, nous sommes encore à la campagne… sauf les dimanches soirs de matchs !»
« J’aime la ville, mais seulement pour les vacances. Ici, je suis mieux ». Ce cadre paisible, Frédéric le chérit pour ses deux filles, qui grandissent là où lui-même a vécu ses plus beaux moments.



J adore ce jeune dévoué