Hugues de Vogüé dresse le bilan de la saison estivale, tout en nous livrant les clés de la réussite de ses établissements, dont le très prisé Hôtel de France, plein quasiment toute l’année.
1. Quelle est l’histoire du groupe AMMI Hôtels ?
AMMI Hôtels a débuté en 2013 avec son premier appart-hôtel rue Masséna à Nice. Aujourd’hui, nous comptons cinq établissements en ville : trois appart-hôtels et deux hôtels. L’Hôtel de France a ouvert en juin 2019 après l’acquisition et la rénovation de plusieurs locaux : nous avons regroupé différents baux et entrepris une rénovation complète.
« La rue de France offre une localisation idéale, proche de la mer et entourée de commerces de qualité »
Récemment, nous avons élargi nos activités en reprenant un restaurant et un domaine viticole, dans le but de produire notre propre huile d’olive, vin et tapenade pour nos établissements. Étant fils d’agriculteur, cela me tient particulièrement à cœur. Cette démarche s’inscrit dans une logique d’intégration verticale (plusieurs entreprises d’un même groupe qui coopèrent, NDLR), en complément de notre expansion.
2. Pourquoi avoir choisi la rue de France pour s’implanter ?
Elle offre une localisation idéale, proche de la mer et entourée de commerces de qualité. Ce quartier, derrière le célèbre Negresco, se distingue par son authenticité et sa clientèle fidèle et aisée, prête à payer pour un service de qualité.

Avant notre arrivée, il manquait une offre hôtelière de milieu de gamme dans ce secteur, pourtant propice à de petits établissements au caractère familial. Depuis notre installation, nous avons découvert une véritable âme niçoise dans ce quartier, avec des artisans engagés.
3. Quel est votre parcours, comment êtes-vous entré dans l’hôtellerie ?
Depuis l’adolescence, je rêvais d’y travailler. J’ai effectué des stages dès mes 16 ans, puis, après des études en école de commerce, j’ai rejoint le groupe Accor où j’ai occupé divers postes, notamment en tant que directeur d’établissement à Paris.
« Notre taux d’occupation atteint en moyenne 98 % sur toute l’année, ce qui témoigne de notre capacité à fidéliser »
Mais j’ai rapidement réalisé que ce poste manquait de proximité avec les clients et de créativité. Avec mon associé et conjoint, nous avons alors décidé de lancer nos propres établissements, en choisissant logiquement Nice, deuxième marché hôtelier en France après Paris.
4. Quel bilan tirez-vous de la saison estivale et, plus globalement, depuis l’ouverture de l’établissement ?
Notre été a été excellent, avec une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente, malgré l’arrivée de nouveaux concurrents à Nice (Hôtel du Couvent, Palais Ségurane, Mama Shelter...).
Notre taux d’occupation atteint en moyenne 98 % sur toute l’année, ce qui témoigne de notre capacité à fidéliser notre clientèle. Bien que nous soyons un hôtel 3 étoiles, nous offrons un service de qualité 4 étoiles, ce qui se reflète dans les avis clients en ligne.

Nous sommes aujourd’hui régulièrement classés parmi les premiers de la ville et de la région. Notre stratégie repose sur une segmentation claire de notre clientèle, avec une grande part d’entre eux venant grâce aux avis en ligne et à des plateformes comme Booking.
5. Qu’est-ce qui fait la force de l’hôtel, quelle est la clientèle la plus représentée ?
Avec ses 30 chambres, dont deux studios équipés de kitchenettes, le nôtre se démarque par son service de qualité et son positionnement innovant. Nous planifions des rénovations pour continuer à séduire nos clients fidèles et ne pas être à la traîne. Notre clientèle est principalement anglo-saxonne, mais nous accueillons également des Français et des Russes. Aussi bien des jeunes, que des personnes âgées.






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