Nice s’apprête à dérouler le tapis rouge à son passé impérial. Trois jours de commémorations, de débats et de fastes viendront rappeler que la capitale azuréenne n’est pas qu’une station balnéaire, mais aussi un haut lieu d’histoire française et européenne. De Napoléon Bonaparte à Napoléon III, la cité s’affirme comme une place forte de la mémoire nationale.
Les 3, 4 et 5 octobre 2025, ces rues et salons de Nice vont vibrer au rythme des sabres, des musiques militaires et des réflexions d’historiens. Un parfum d’épopée soufflera sur la ville. Ici, on convoque la grandeur, on réveille les héros, on redonne vie aux fastes de l’Empire.
Nice au cœur de l’héritage impérial
En 1796, c’est depuis Nice que Bonaparte s’élança vers l’Italie, début d’une ascension fulgurante qui allait bouleverser le continent. Presque deux siècles plus tard, l’UNESCO a distingué le patrimoine niçois, reconnaissant dans la ville la quintessence de la villégiature hivernale de la Riviera, héritage directement lié à l’action de Napoléon III et à l’union de Nice à la France en 1860.
Ce passé s’incarne aujourd’hui avec un programme où spectacles vivants et recherches historiques s’entrecroisent. La Villa Masséna et le Centre Universitaire Méditerranéen deviendront ce week-end les épicentres d’une célébration où culture, mémoire et identité française s’unissent.
Débats, livres et regards croisés
Les amateurs d’Histoire militaire seront servis. Duels de sabres en tenue de hussards, exercices de voltigeurs, défilés de grenadiers de la Garde impériale : tout est prévu pour faire revivre la discipline et l’élégance de l’époque. Les Lames d’Hermès, championnes d’escrime artistique, initieront le public aux salutations et aux techniques de combat. Un spectacle martial qui fascine petits et grands.
Les intellectuels ne seront pas en reste. Dès ce vendredi, une conférence explorera l’Union latine, première tentative d’une monnaie commune européenne, preuve que les débats sur l’unité ne datent pas d’hier. Le samedi, le Centre Universitaire Méditerranéen accueillera Louis Sarkozy, essayiste, venu parler du rapport de Napoléon à la littérature. L’occasion de rappeler qu’un chef d’État ne se construit pas seulement sur les champs de bataille !
Deux tables rondes suivront. L’une consacrée à Napoléon Ier et son royaume d’Italie, l’autre à Napoléon III et son rôle dans l’unification italienne. Autour d’Arthur Chevallier, des historiens renommés, des écrivains et même des descendants de la dynastie impériale croiseront leurs points de vue. Une manière de réinscrire la politique d’hier dans les débats d’aujourd’hui.
Clôture en beauté !
Le dimanche, les reconstitutions reprendront à la Villa Masséna avec de nouvelles démonstrations d’armes et de manœuvres. Mais c’est un spectacle lyrique et historique qui viendra mettre le point final à ces trois jours d’intenses commémorations. Intitulé « La Légende napoléonienne au service de la France », il réunira artistes et passionnés du Souvenir Napoléonien de Nice et des Alpes-Maritimes pour un hommage vibrant à l’épopée impériale.
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- Entrée libre
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L’historien à l’oeuvre, parler de Napoléon pour ne pas parler de Garibaldi. Parler de Napoleon III pour ne pas parler de Garibaldi. Qui a été ce monsieur dans la rue qui disait à moi C’est à enlever cette statue au milieu de la ville, c’était un italien ça. C’est à mettre un chapeau de plumes à la place. Celui bon de Dumas. Il prenait les trois mousquetaires pour récit historique. Il va dire à moi Aujourd’hui je vais à l’université, voir l’histoire de France.