- Vous lisez un épisode de “Le Port Lympia, héritage et transitions”, l’un des dossiers de Nos Quartiers, le magazine qui parle de vous.
Quartier parmi les plus prisés de la ville, le Port Lympia continue de faire face à une demande importante, dans un marché parfois verrouillé, où les biens à l’achat manquent et où les propriétaires des appartements en location se tournent souvent vers le saisonnier.
Le port, ses mâts à perte de vue, ses façades typiques et colorées, sa douceur de vivre, ses commerçants, ses restaurants, sa proximité avec la vieille ville. Qui ne rêverait-il pas de s’installer, pour un temps ou pour la vie, dans ce bastion niçois, si cher aux anciens mais aussi aux plus jeunes ?
Historiquement apprécié des locaux, mais aussi des Français et des étrangers souhaitant poser ses malles dans notre cité, le Port Lympia souffre paradoxalement de cette attractivité.
« C’est un quartier massivement recherché, très attractif, avec des prix qui se maintiennent ou augmentent et qui fait face à une pénurie de biens par rapport à la demande, toujours plus grandissante, analyse Alain Ricciotti, gérant de l’agence immobilière Tosca, fondée en 2016. Même dans l’ancien, les biens à rénover, très recherchés, se font de plus en plus rares. »

Car si certains inconvénients sont à recenser, comme l’absence dans une grande majorité des biens « d’ascenseurs », de « places privées et garages fermés » ou de « grandes terrasses extérieures », les avantages de vivre au port semblent visiblement prendre le dessus dans l’esprit des gens.
Des rues modernisées qui attirent
« La vue sur le bassin et le port est majoritairement recherchée, mais cela reste un micro-marché, qui représente peu de biens au total. Depuis quelques années, ce sont surtout les rues Bonaparte et Catherine Segurane qui ont la cote, en plus de l’inévitable place Garibaldi et la place du Pin, devenu un secteur très prisé, grâce à sa modernisation et ses nouveaux commerces ».
Avec des prix moyens dans le quartier qui oscillent entre 5.000 et 7.000 euros le m2, et qui peuvent même parfois s’envoler et dépasser les 10.000 euros le mètre carré sur le boulevard Franck Pilatte, qui regorge de « bien d’exceptions, avec une vue mer », le coin reste plutôt privilégié, avec « en plus des anglos-saxons historiquement attachés au port, une recrudescence des Allemands, Suisses, Autrichiens et des natifs de l’Europe de l’Est. »

Un quartier qui manque également « de grandes surfaces habitables », avec une majorité de « studios, T2 et T3 », qui pousse certains propriétaires à préférer la location saisonnière.
« Cela cause beaucoup de tort : ils cherchent à faire un maximum de rentabilité et trouvent davantage leur compte en louant de cette façon, plutôt qu’à des résidents niçois à l’année. »





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