Une société appartenant à l’un des plus proches alliés d’Eric Ciotti a été ciblée par des inscriptions haineuses le 2 septembre. Sa permanence avait déjà été vandalisée par trois fois ces derniers temps.
En bref - L’attaque est-elle vraiment liée à la campagne électorale ? Cette semaine, la façade d’un magasin niçois détenu par le député UDR Bernard Chaix a été dégradée de tags infamants, accusant l’un de ses enfants de viol.
« Tous les moyens sont mis en place pour retrouver les auteurs de ces actes » a promis le premier adjoint Anthony Borré, en charge de la sécurité, ce mercredi 3 septembre.
C’est la réaction du maire, Christian Estrosi, qui déclenche la colère du camp Ciotti. Dans un premier post envoyé sur X, très rapidement supprimé, il avait fait part de son soutien au bras droit de son rival… tout en évoquant « les affaires judiciaires qui touchent sa famille ». Sauf qu’il n’y a pas « d’affaire » en cours impliquant le fils de Bernard Chaix, garantit son équipe. Qui annonce riposter : auprès de Nice-Presse, elle évoque le lancement de poursuites en « diffamation ».
« Pas de doute, la campagne est bel et bien lancée. Je condamne avec la plus grande gravité les dégradations et attaques ignobles dont ma famille et moi venons d’être victimes. Ces procédés n’ont rien à voir avec le débat politique » pose le représentant de la troisième circonscription dans une déclaration à la presse. « Ces coups bas ne m’atteindront pas dans ma détermination à défendre les Niçois ».
Permanence déjà attaquée… trois fois
Dans l’entourage du commerçant encarté à l’UDR, on s’étonne du fait que la boutique n’ait jamais été dégradée ces dernières années, avant d’être salie au bout de trois jours de campagne municipale.
Plus inquiétant encore, quartier de la Libération, la permanence de Bernard Chaix avait déjà été visée par trois fois, avec des intimidations un brin plus discrètes - graffitis, autocollants - mais lourdes de sens dès lors qu’il s’agit des bureaux d’un élu.
En mars 2023, ce sont ceux du président de l’UDR, Eric Ciotti, dont la vitrine avait été brisée par un militant d’extrême gauche.



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