Il a choisi le prestigieux plateau du JT de TF1 pour se lancer, tout en adressant une lettre publique aux habitants : après plusieurs mois de faux suspense, le député du centre-ville a bel et bien annoncé son intention de briguer la mairie de Nice en mars 2026, ce mercredi 27 août.

En bref – L’ex-patron des Républicains rallié au Rassemblement national Eric Ciotti a annoncé mercredi sur TF1 sa candidature « pour devenir maire de Nice » aux élections de mars 2026, avec l’ambition de déloger son ex-mentor devenu rival, Christian Estrosi.

« Je souhaite offrir une nouvelle espérance aux Niçois », a déclaré M. Ciotti, pointant la « mauvaise gestion » de M. Estrosi, « élu au conseil municipal depuis quatre décennies » et qui aurait « dérivé ».

Dans la foulée, son site web de campagne a été dévoilé, tout comme son slogan – « Le meilleur est à venir » – ainsi qu’une « lettre aux Niçois ».

« Je refuse de me taire quand je vois Nice se défaire »

« Vous êtes de plus en plus nombreux à me faire part de vos inquiétudes : sur les marchés, dans les rues, lors des évènements culturels, patriotiques, associatifs ou sportifs. Dans nos échanges, beaucoup me disent que la ville se dégrade et qu’elle change trop vite, souvent sans vous, parfois contre vous » écrit-il notamment.

« Nice est toujours aussi belle, bien sûr. Mais la politique conduite par la municipalité depuis plusieurs années l’a rendue moins authentique, moins fraternelle, moins fidèle à elle-même et surtout moins sûre. Cette transformation brutale, souvent artificielle, cette forme de solitude urbaine que beaucoup d’entre vous ressentent, nourrit un sentiment diffus mais profond : celui que quelque chose d’essentiel est en train de se perdre ».

« Je ne peux pas rester spectateur de cette évolution. Je refuse de me taire quand je vois Nice se défaire de ce qu’elle est. J’ai donc choisi de m’engager pleinement, avec vous et pour vous. »

Parmi les points concrets, Eric Ciotti évoque une « explosion de l’insécurité dans nos rues » (ce qui est plus nuancé, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur), alors que « les incivilités se multiplient, les trafics aussi », « la pression fiscale », « les embouteillages désormais quotidiens » ou encore « la crise du logement ». Et de conclure, à l’endroit de son meilleur ennemi : « C’est le triste bilan d’une mandature qui n’en finit pas de nous décevoir ».

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Passionné de cinéma, de littérature américaine et de balades en Italie. Diplômé d'un bachelor en journalisme depuis 2019, Niçois depuis 2012 !

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