Benoît Kandel, ancien premier adjoint au maire et désormais patron du Rassemblement national à Nice, est l’invité politique de RCF Radio et Nice-Presse ce vendredi 29 mars.
Les derniers chiffres de la délinquance à Nice sont tombés, ils s’agit ceux de 2023. Les agressions et les vols avec une arme progressent entre 19 et 30%, le reste des faits délictuels est globalement en baisse. Mais l’ancien « monsieur sécurité » de la municipalité, Benoît Kandel, y voit des données en trompe-l’oeil.
Pour celui qui a été en poste de 2008 à 2013, « de plus en plus de gens renoncent à porter plainte, c’est compliqué, et chacun sait qu’il n’y aura pas de suites. La violence généralisée progresse, avec de plus en plus d’altercations graves dans nos rues. La sécurité à Nice ne fait que se détériorer. D’un point de vue global, la gestion de l’immigration est un sujet, les renoncements dans l’éducation aussi ».
« Cette ville est en proie à une aggravation extrêmement forte du trafic de drogue, des guerres de gangs, dans les quartiers sensibles, comme dans le centre ».
« Le vrai problème de la police municipale niçoise, c’est le sous-effectif. Il manque une centaine d’agents. Ils sont moins bien payés qu’ailleurs, et ils sont mal employés. Christian Estrosi a cassé les postes de police de proximité ».
« Prenez le quartier de La Madeleine, où il a été fermé. Il y a pourtant 10.000 habitants, soit autant que la ville de Vence (18.000 en réalité, NDLR). Il faudrait ouvrir 10 nouveaux postes. Concentrer les policiers municipaux dans un seul ‘super-commissariat’ comme cela va être fait, ce n’est pas du tout une solution. Estrosi est encore une fois dans le bling-bling…»



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