La régie des trans­ports métro­po­li­tains indique qu'environ 10% des usagers sont des fraudeurs, 20% ne respectent pas les règles en vigueur.

Quand Lignes d'Azur a annoncé, l'hiver dernier, la hausse prochaine de ses tarifs, c'est une excla­mation qui est énormément revenue du côté des lecteurs : mais pourquoi ne pas plutôt s'occuper des très nombreux fraudeurs, qui se servent sur ceux qui paient ?

Une plainte entendue par RLA. "Généralement, les Niçois qui prennent le tramway ont le sentiment qu'environ quatre personnes sur dix fraudent" indique l'élu municipal et président de la régie Gaël Nofri. "Il y a un vrai sentiment d'injustice que nous voulons combattre".

Un sentiment, puisque ce chiffre ne serait pas exact. "On a environ 20% des usagers qui sont en infraction. Une moitié ne porte pas totalement à consé­quence, puisqu'il peut s'agir de gens qui ont payé, mais qui ne valident pas". Ce qui pose souci aux services, puisqu'ils doivent pouvoir suivre la fréquen­tation des lignes pour les adapter au nombre de voyageurs.

20.000 fraudeurs ?

10% sont des resquilleurs, ceux qui se déplacent réellement sans rien payer. Quand on sait que vous êtes plus de 200.000, chaque jour, à utiliser le tram, cela fait du monde, et des pertes finan­cières très, très considérables.

Pour y remédier, comme nous le résumions le 31 mai dans cet article, l'effectif total des contrô­leurs passera bientôt de 56 à 73 agents. Dans les stations souter­raines, les portes numériques seront activées le 1er juillet pour les entrées comme pour les sorties (à l'exception, pour l'instant, de l'arrêt Jean-Médecin).

Une convention est signée avec la direction des finances publiques, pour pouvoir forcer les plus réticents à bien régler leur amende. À ce jeu là, la régie observe que les touristes étrangers ont un compor­tement bien plus civique que les locaux.

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