Les jeunes maralpins ont du talent. Deux élèves du CFA métropolitain sont en lice pour tenter de devenir « Meilleur Apprenti de France ». Léa est en poissonnerie, Lyzandra en esthétique. Mais le constat est le même : elles sont passionnées !
Le Centre de Formation d’Apprentis de la Métropole Nice-Côte d’Azur compte de nombreuses pépites ! Parmi elles : Léa Konan, qui se forme au métier de poissonnière, et Lyzandra Contesenne, à l’esthétique.
Ces deux-là viennent de secteurs bien différents et pourtant elles partagent un point commun. Après s’être qualifiées aux concours départementaux et régionaux, elles se préparent désormais pour leurs finales respectives. Le titre convoité ? Celui de « Meilleur apprenti de France (MAF)» ! Rencontre.
Léa Konan : être poissonnière, « une vocation »
Ce boulot n’a pas le vent en poupe chez les jeunes mais ça n’a pas empêché Léa, 22 ans, de s’y intéresser. Actuellement en deuxième année de CAP, cette passionnée a d’abord réalisé un CEJ (Contrat d’Engagement Jeune). « Ça m’a permis de voir différentes choses. Puis j’ai découvert poissonnier ! Je me suis renseignée puis je me suis lancée en m’inscrivant au CFA, dans la formation de poissonnier, écailler, traiteur. Je suis tombée amoureuse de ce métier. C’est formidable ».
« C’était ma vocation. Il faut être perfectionniste et aimer ce que l’on fait ». Un des aspects qu’elle apprécie ? « Le contact avec les clients, avec notamment le fait de pouvoir leur en apprendre un peu plus sur les espèces. Il y a une très grande diversité et pas uniquement du cabillaud, du saumon ou du thon…»

Léa a déjà passé les étapes départementales et régionales. « Il y a eu quatre épreuves avec un QCM sur les technologies, du filetage et les différentes préparations, de l’écaillage avec les ouvertures de coquillages, mais aussi du traiteur ».
« On était neuf dont trois filles, c’était cool !» Le milieu connaît son lot de clichés : « certains s’imaginent que pour être poissonnier, il faut être un grand gaillard et crier ». Mais en réalité, « il y a de tout, c’est très délicat comme métier…»

En septembre, elle participera à la finale nationale, au marché de Rungis. Pour la soutenir, Léa peut compter sur Quentin, directeur de l’entreprise « Quentin Le Poissonnier » à Nice. Elle y travaille en alternance. « Ça représente beaucoup d’espoir pour la filière : elle n’est pas forcément connue et appréciée. Voir des jeunes qui la mettent en valeur, c’est super » précise le professionnel.
Lyzandra Contesenne et son rêve d’esthétique
L’esthétique, c’est un rêve depuis l’âge de huit ans pour Lyzandra. « Ma maman se maquillait. A force de la regarder, j’ai voulu faire pareil. J’ai commencé dans ma chambre : c’est devenu un peu mon salon d’esthétique. Ça va très vite, quand c’est une passion, on le sait. On avait un petit miroir, je maquillais ma soeur, elle aussi. Il y en avait partout ».
« Je n’étais pas très bonne au collège, je n’avais qu’une envie : travailler le plus vite possible ». Elle se dirige alors vers le CFA de Carros pour se former avec un CAP, en alternance. « Maintenant, j’aime l’école et mon entreprise, Qipao à Antibes ».
« On voit la beauté de la femme mais aussi des hommes, dans mon institut on pratique sur eux aussi ».

Cette jeune apprentie de 17 ans s’est également qualifiée lors des étapes départementales et régionales dans sa filière. « La première session, c’était quinze minutes d’épilation aisselles, une heure de soin visage et aussi une manucure des mains ».
La deuxième épreuve ? « C’était maquillage visage, les ongles et bodypainting ». L’ensemble porte sur le thème des Jeux Olympiques 2024. Bientôt, cap sur la finale ! Elle se déroulera le 8 juin à Lyon au cœur de la Cité Internationale. « Je suis assez stressée. On sera 62 ». Bonne chance à toutes les deux !





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