Une tête de porc coupée en deux, une affiche injurieuse et deux interpellations quelques jours plus tard : le parquet de Nice a annoncé ce vendredi que deux hommes de nationalité tunisienne ont été déférés après les faits commis fin février devant le domicile du maire Christian Estrosi. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire…
- Mise à jour : Christian Estrosi se constitue partie civile et « appelle à la plus grande prudence », a indiqué à l’AFP son avocat, Me Olivier Baratelli. Ce dernier a ajouté que « l’un des deux individus interpellés avait tenté d’infiltrer l’équipe de campagne ».
Au portail de la résidence, la scène découverte dans la nuit du 27 février a conduit à l’ouverture d’investigations. Vers 23 h 30, Christian Estrosi, candidat à sa réélection, et son épouse trouvent accrochés « une tête de porc coupée en deux » ainsi qu’une affiche avec « son portrait, une étoile de David et l’inscription ‘connard’ », selon le procureur Damien Martinelli.
« La piste d’une manipulation ou d’une ingérence étrangère »
Le parquet précise que le visionnage des caméras de surveillance a permis de voir « un individu vêtu de noir et porteur d’un sac cabas accrocher la tête de porc et l’affiche ». Les images ont aussi conduit à l’identification d’un véhicule.
« Les enquêteurs n’excluent pas la piste d’une manipulation ou d’une ingérence étrangère » précise Le Parisien (abonnés) dans un long article publié vendredi.
Le magistrat évoque « la possible participation de quatre personnes ». Les investigations ont ensuite permis « d’identifier deux individus susceptibles d’être impliqués, l’un né en 1988 en Tunisie et un second né en 1990 dans ce même pays ». Tous deux sont domiciliés en région parisienne.
Deux hommes interpellés à Nice et en Seine-et-Marne
Le premier suspect a été localisé à Nice. Il a été interpellé le 4 mars, soit cinq jours après les faits, alors qu’il était en train de prendre une photo du maire de Nice dans le centre-ville. Le parquet indique qu’il « se présente comme titulaire d’un doctorat en informatique et auto-entrepreneur ».
Déjà condamné, notamment pour vol en réunion, cet homme est aussi titulaire d’un récépissé de demande d’asile. Le second, interpellé en Seine-et-Marne, est en situation irrégulière. Selon le parquet, il a été condamné dans des affaires de stupéfiants.
Des perquisitions ont été menées dans le cadre de l’enquête. Elles ont permis la saisie de « nombreux téléphones, matériels informatiques et matériels audiovisuels »
Des versions différentes pendant les auditions
Pendant les auditions, les deux hommes n’ont pas livré la même ligne de défense.
« Entendus, le premier mis en cause contestait toute participation aux faits tandis que le second reconnaissait la participation à certains actes préalables tout en contestant son implication directe et volontaire ».
Les deux suspects ont ensuite été déférés dans le cadre d’une information judiciaire. Les qualifications visées sont notamment « violences sur un élu public sans incapacité aggravé par une circonstance en l’espèce en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » et « accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel ».
Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.
Ce qui est important
- Deux hommes ont été interpellés après les faits commis le 27 février devant le domicile de Christian Estrosi à Nice.
- L’enquête s’appuie sur l’exploitation de caméras de surveillance, l’identification d’un véhicule et des perquisitions ayant permis plusieurs saisies.
- Les suspects ont été déférés dans une information judiciaire et le parquet a requis leur placement en détention provisoire.
Avec dépêches



Ils ont été bien vite retrouvés ! Avec un « doctorat en informatique » il ne savait pas que les caméras allaient permettre son identification ? Cette histoire n’a ni queue ni tête (pauvre cochon), mais elle est utile pour alimenter des épisodes d’avant élections pour un « Calimero pas compris ». 🇨🇵