Jusqu’au 23 novembre, le festival « C’est pas classique » est de retour dans de nombreuses communes maralpines. Sur les derniers concerts prévus, quelques places sont encore disponibles pour assister à cet évènement gratuit qui célèbre son vingtième anniversaire.
Au fil des années, il est devenu une manifestation culturelle très prisée sur le territoire maralpin. Il a bien sûr dû se réinventer, mais le festival « C’est pas classique » a conservé sa volonté première, à savoir rendre la musique classique plus accessible à un très large auditoire, des plus jeunes aux plus âgés, des plus aguerris aux néophytes.
Pour cette édition particulière, celle des 20 ans, ce sont plus de 25 concerts gratuits qui sont donnés dans 12 communes des Alpes-Maritimes. Car c’est aussi ça, « C’est pas classique », une rencontre entre des lieux splendides - cathédrale Notre-Dame de la Nativité à Vence, opéra de Nice, palais des Rois Sardes… - et un public pluriel. Le tout en revisitant un large répertoire musical à Grasse, Tende, Valberg, Tourrette-Levens, Peillon ou encore Cap d’Ail.
La formule a évolué
La manifestation est en cours et se déroulera jusqu’au 23 novembre prochain. Quelques places sont encore disponibles pour les dernières dates. Un bon moyen pour les non-initiés de se plonger dans les arcanes de ce rendez-vous incontournable qui recèle de nombreuses anecdotes depuis sa création en 2005.
Parmi les choses à savoir, il faut en premier lieu souligner que les évènements sont tous gratuits, bien qu’ils réclament, pour une majorité, une réservation. Autre point, il a changé de formule en 2023 suite à la destruction du palais Acropolis de Nice, son ancien cocon. Il a donc revu sa formule voilà deux ans, pour « éclater » sa programmation sur l’ensemble du territoire.
Le « jeune public » n’est pas oublié
Ajoutons qu’au-delà du menu principal du festival, il pense aux enfants avec ses spectacles adressés au « jeune public », dès l’âge de 6 mois pour certains. On retrouve ainsi des « baby concerts » ou des représentations destinées aux familles, principalement le week-end, les 15-16 et 22-23 novembre.
Quant à sa planification, elle mêle des artistes « classiques » prestigieux (orchestres, solistes) et des formes plus contemporaines ou « décomplexées » (musiques de films, électro…). Très éclectique, elle mise particulièrement sur ce côté hybride auprès des curieux.
Avant-première avec un grand violoniste
Sur cette 20e édition, il faut retenir en priorité deux choses. En ouverture, le grand violoniste Renaud Capuçon a livré une performance immersive mêlant images projetées et orchestre au Palais Nikaïa. Parrain du festival, le célèbre musicien était accompagné de l’orchestre national de Cannes pour l’occasion. Il est parvenu lors de la soirée inaugurale à combiner cinéma, émotions et magie du direct dans une avant-première mondiale extraite de son album « Les Choses de la Vie – Cinéma II ».
Se voulant inclusif, « C’est pas classique » souhaite par ailleurs améliorer l’accueil des personnes sourdes ou malentendantes. Ainsi, pour l’une des prestations, des gilets connectés ont été mis à leur disposition afin de leur permettre de vivre le show d’une nouvelle manière.
Enfin, terminons avec l’affiche de cette 20e édition qui bouscule les habitudes. Elle joue pleinement sur l’aspect « non conventionnel » de l’évènement, en mélangeant des visuels, de la typographie et des codes graphiques qui sortent de l’ordinaire.
En savoir +
- Festival « C’est pas classique »
- Jusqu’au 23 novembre à Nice et dans plusieurs communes des Alpes-Maritimes
- Site officiel






