Depuis quelques jours, une amende forfaitaire délictuelle doit être dressée à l’encontre de toute personne munie d’une arme blanche sur la voie publique, dans une dizaine de grandes villes françaises. À Nice, l’opposition apparentée au parti d’Eric Zemmour estime qu’il s’agit d’une sanction bien trop peu sévère.
« Je demande au ministre de la justice, Éric Dupont Moretti, que Nice puisse bénéficier de cette expérimentation d’une amende pour port d’arme blanche au même titre que les 12 autres juridictions annoncées ».
Sur les réseaux sociaux le 20 avril, Christian Estrosi a réclamé au gouvernement que soit imposée dans sa ville cette nouvelle sanction, alors que les agressions à l’arme blanche se sont multipliées depuis les confinements.
La capitale de la Côte d’Azur figurait déjà dans la liste des villes-tests relayée par Le Figaro et CNEWS. Par ailleurs, rappelons que durant l’été 2020, le Procureur de Nice avait décidé que tout individu en possession d’une arme blanche sur la voie publique serait d’office placé en garde à vue.
Pour ce qui est de l’actuel dispositif, est concernée la catégorie D — poignard, couteau-poignard, « poing américain»… — et la douloureuse s’établirait à 500 euros.
Dès lors que la police ou la gendarmerie constaterait le port non-justifié de l’un de ces objets, elles ont la possibilité de sanctionner l’individu par une amende forfaitaire délictuelle (A.F.D.), le bien pouvant alors être saisi et détruit. Le Parquet est toujours en capacité d’engager des poursuites dans la foulée, s’il le souhaite.
L’expérimentation a commencé le 17 avril, en amont des Jeux olympiques et paralympiques, notamment pour Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, ou encore Toulouse. Le premier bilan sera tiré le 17 juin.
« Faiblesse »
Le 19 avril, l’opposition municipale menée par Philippe Vardon (Reconquête) a réagi avec un communiqué : « Alors que les attaques à l’arme blanche sont devenues récurrentes en France, que Nice en a connu une par semaine en moyenne début 2023, punir d’une simple amende le port de telles armes, prisées des islamistes, reviendrait à envoyer aux délinquants un incroyable message de faiblesse et de renoncement. Une telle mesure ne peut en effet que renforcer le sentiment d’impunité de criminels qui se sauront à l’abri de véritables poursuites ».
« Je demande au Garde des Sceaux de renoncer à une expérimentation dont la première des conséquences est une décrédibilisation de la répression et qui marque un pas de plus dans le laxisme judiciaire ».






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