Une part de l’opposition niçoise se dit révoltée des sanctions imposées à Nice, qui ne dispose pas d’assez de HLM selon la règlementation. Le groupe ex-RN dénonce un « racket fiscal » d’idéologie « communiste ».
C’est un débat sans fin sur la Côte d’Azur. La loi impose aux communes un quota de 25% de logements sociaux, sous peine d’amendes. La gauche explique qu’il s’agit d’une urgence, notre région étant particulièrement touchée par la grande pauvreté. La droite, aux manettes dans toutes les grandes agglos, répond que c’est souvent complexe voire impossible - à cause du manque de terrains ou des risques d’inondation - et qu’en tous les cas, bien des habitants s’inquiéteraient d’un trop grand nombre de HLM.
Toujours est-il qu’une trentaine de villes maralpines ne sont pas dans les clous, et que les douloureuses tombent. L’État dévoilait le mois dernier le montant des nouvelles sanctions, qui a fait réagir certains élus.
C’est le cas de Philippe Vardon, chef de file des ex-RN au conseil municipal de Nice, le groupe d’opposition qui compte le plus d’élus.
L’opposition appelle à « une préférence communale »
« Plus de 8 millions d’euros ! C’est le montant dont devra s’acquitter la ville pour ne pas être entrée dans les objectifs fixés par la loi SRU. Selon cette législation archaïque, il nous manquerait l’équivalent de 315 tours de 13 étages chacune. »
« Ce racket fiscal ayant pour seule visée de favoriser la « mixité sociale » n’est rien d’autre que la face cachée de la submersion migratoire » estime-t-il. « En plus de restreindre le principe de libre-administration des communes, (il) impose des contraintes hors-sol aux maires, en matière de politique de logement et d’urbanisme ».
« Pour ma part, je continuerai non seulement à m’opposer à cette loi communiste - et qu’aucun gouvernement n’a jamais remise en cause - dans les assemblées où je siège, mais aussi à me battre pour la préférence communale et nationale dans l’accès au logement. »



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