Le maire, candidat à sa réélection, mobilisait ses soutiens jeudi, en promettant l’imminence « du temps des projets, puis du face à face » avec ses opposants. Et d’espérer susciter lors de la campagne « une grande vague qui les balaiera tous ».
C’est ce que l’on appelle un début de campagne sur les chapeaux de roues. Quelques jours après sa garde à vue entraînée (notamment) par un signalement au Parquet rédigé par les élus écologistes, Christian Estrosi s’est affiché très entouré depuis sa traditionnelle « garden party » estivale. Depuis le jardin des Arènes de Cimiez, l’édile, candidat à sa réélection, semblait déjà lancé dans la course, jeudi 3 juillet.
En compagnie d’à peu près tous ses adjoints ainsi que de maires de la métropole, il s’est attaché à dédramatiser les choses, sans critiquer la justice. En revanche, ce sont les Verts qui ont pris un coup de débroussailleuse.
« Je compte bien me battre »
« J’ai pu transmettre aux enquêteurs toutes les explications parce que vous savez, j’ai l’habitude. Nos opposants ne savent faire que ça : ils n’ont aucun projet pour cette ville, ils n’ont aucun bilan depuis des années, mais ils signalent et attaquent tout ce que nous entreprenons » a-t-il entamé, au sujet des subventions attribuées à de grands évènements, au coeur d’une enquête de police.
« Non seulement je ne m’excuserai pas d’avoir fait rayonner Nice en attirant ces beaux rendez-vous, mais je souligne quelque chose : nous continuerons à le faire !»
« Je compte bien me battre contre ceux qui salissent l’image d’une ville que nous avons tant fait progresser depuis des années ».
Plus personnellement, alors que son épouse, la journaliste Laura Tenoudji, a également été convoquée dans le cadre des investigations, Christian Estrosi a promis que « ici, on ne s’attaque jamais à la famille. Ceux qui le feront m’auront sur le dos jusqu’au bout ».
Dette, délinquance… La défense du bilan
Dans ce (très long…) discours, l’édile a brossé l’actualité locale des derniers jours, en soignant particulièrement Eric Ciotti, son rival qu’il ne cite jamais. « J’entends les amis de Marine Le Pen, ces génies, nous expliquer que nous aurions dû climatiser toutes les écoles. Ce sont les mêmes qui tentent de nous empêcher de verdir notre cité, alors qu’elle doit s’adapter au dérèglement du climat ».
Toujours pour répondre à celui qui pourrait se déclarer en septembre contre lui : « j’entends que la collectivité serait surendettée. Nous avons fait le choix d’investir, avec une capacité d’endettement à nulle autre pareille : si on nous fait tant confiance, c’est grâce à notre solidité. Un exemple : la validation du financement pour notre projet de station d’épuration Haliotis 2, l’un des plus grands chantiers industriels de toute l’Europe ».
Et sur la délinquance, là aussi un cheval de bataille pour ses détracteurs ?
« Il y a de l’insécurité, mais moins qu’ailleurs. Nice est la mieux placée des grandes villes selon tous les classements, alors même qu’il nous manque des dizaines de policiers nationaux ! Nous avons la plus forte et la plus qualifiée des polices municipales. Au 15 juillet, la Gare Thiers, la Place Masséna et Garibaldi seront dotées de guérites, avec des agents mobilisés auprès des Niçois. Et en septembre, je vous présenterai notre nouveau plan de sécurité ».
Avant de conclure : « Rassurez-vous, ceux qui se présentent face à nous ce sont, hier, dressés contre tous nos combats : la coulée verte, la ligne 2 du tramway, l’Allianz Riviera… Aujourd’hui, qui nous donnerait tort ? Il y aura le temps des projets, et celui du face-à-face. Je vous donne rendez-vous non pas pour notre grande, mais pour notre immense rentrée politique, à la fin du mois d’août. Se dressera un tsunami qui emportera ces gens-là sur son passage. Je le dis : je ne suis pas fatigué de vous aimer ».



en même temps on a pas trop le choix : soit les communistes soit les nazis, donc bon 🤷🏻♂️