Il y a encore deux ans, l’association des commerçants du centre de Saint-Laurent-du-Var ne comptait qu’une quinzaine d’adhérents. Aujourd’hui, ils sont près de quatre-vingt-dix à se mobiliser autour de CommerCentre, qui multiplie les animations et les actions pour dynamiser le cœur de ville. Son président, Sébastien Roux, fait le point sur les nouveaux projets.
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Comment avez-vous réussi à relancer la machine ?
CommerCentre a été créée en 2017. Je n’en suis pas le fondateur, mais j’ai repris la présidence il y a deux ans. L’association avait connu une belle dynamique au départ, puis elle était retombée à une quinzaine d’adhérents. Aujourd’hui, nous sommes environ quatre-vingt-dix. C’est le fruit d’un gros travail collectif !
Nous sommes repartis sur le terrain, comme des commerciaux, en quelque sorte. On a rencontré les professionnels, on les a écoutés : leurs attentes, leurs besoins. On a mis en place ce qui revenait le plus souvent. On communique beaucoup avec eux, par mail, via un groupe WhatsApp, avec des affiches dans toute la ville. Les retours ont été très positifs et la confiance s’est recréée.
Vos principales actions ?
Notre rôle, c’est d’animer le centre-ville. On organise la braderie depuis 2017, des animations pour Halloween, la distribution de roses pour la fête des Mères, de petits cadeaux pour la fête des Pères… Ce sont des attentions qui créent du passage.
Nous avons aussi lancé des afterworks, pour que les commerçants apprennent à se connaître entre eux. Souvent, nos premiers clients sont nos voisins. Et puis, il y a les temps forts : les fêtes de fin d’année, de la musique, et bientôt un grand loto en novembre.
On vous informe de problèmes concrets…
Le stationnement était un vrai souci. Le centre-ville est étroit. Nous avons travaillé avec la mairie pour améliorer les choses : aujourd’hui, le grand parking près du stade et de l’Hôtel de Ville est passé en « zone bleue », avec quatre heures gratuites le matin et l’après-midi. Nous avons aussi obtenu une heure gratuite ailleurs. Ce sont de vrais progrès.
Comment évolue le tissu commercial ?
Il est dynamique. Quand un commerce ferme, un autre reprend rapidement derrière. On a une belle diversité : des restaurants, une boucherie, des artisans, une petite épicerie grecque récemment ouverte… L’association fait en sorte que ça bouge et ça fonctionne.
Pourquoi vous êtes-vous personnellement investi dans cette aventure ?
J’étais déjà adhérent. L’ancien président m’a proposé de prendre la relève. J’ai toujours travaillé ici, dans le centre-ville, donc c’était une continuité logique. C’est important de m’investir. À titre personnel, je suis associé dans une société de gestion de patrimoine. L’association, c’est une belle expérience humaine, au service des commerçants et de Saint-Laurent.








Ce qui n’est pas dit, c’est que cette association de commerçants a demandé à ce que le stationnement devienne payant dans tout le quartier de la gare.
Pour l’intérêt de quelques uns, tous les habitants sont pénalisés.
Ils mériteraient d’avoir une baisse de fréquentation conséquente pour compenser les sommes que vont devoir payer les Laurentins à cause d’eux !!