Notamment en prévision du Carnaval, la présence de la police municipale est intensifiée de la zone piétonne Masséna jusqu’à Malausséna. La municipalité annonce par ailleurs que l’amende sanctionnant les incivilités va être alourdie.
Des uniformes et des cravates. Lundi 12 février, des élus niçois, dont le premier adjoint Anthony Borré, et un escouade de policiers municipaux remontent l’avenue Jean-Médecin, jusqu’à la rue Trachel. Objectif ? La prévention et la répression autour des dépôts sauvages.
Sur la grande avenue commerçante, un premier gros tas est identifié : cartons, ordures ménagères et même une… machine à laver. Les agents procèdent à toutes les vérifications pour identifier les contrevenants, mais ils ne seront pas forcément tous verbalisés. « Il n’est pas toujours facile de savoir quel Niçois a laissé dans la rue un sac poubelle. Et quand nous y parvenons, souvent grâce aux caméras, il y a un travail de contradictoire et de pédagogie avant toute sanction » précise Richard Capriata, le chef de la brigade spécialisée.
« De la misère, et des réseaux pour l’exploiter »
Ce soir, ce sont surtout des magasins et des snacks qui sont épinglés : palettes abandonnées, cartons à même le sol… Pourtant, ces professionnels sont particulièrement sensibilisés au tri et aux jours de la collecte. Tous, en plus, avaient déjà été épinglés par les services de la Ville !
En amont des festivités de l’hiver, des équipages sont mobilisés en permanence entre Masséna et Trachel, un espace ultra-fréquenté, sujet aux incivilités, à la mendicité agressive et à l’ivresse publique manifeste. « Même si aujourd’hui tous les quartiers sont concernés, à des degrés différents ».
« Notre priorité, c’est d’orienter les SDF vers les structures sociales, de les accompagner » poursuit-il. « Il y a, par ailleurs, le souci des individus alcoolisés. Je rappelle que la police municipale n’a pas le droit de les contraindre à être pris en charge. 95% ne le veulent pas. La loi doit évoluer ».
Et de souligner : « on sait qu’il y a de la misère humaine, mais il y a aussi des réseaux et des filières, avec des victimes qui sont exploitées ».
3.200 personnes verbalisées
Sur la thématique spécifique des dépôts sauvages, la punition sera plus sévère cette année. La municipalité a, depuis une réforme récente, le droit de doubler l’amende pénale surtout perçue par l’Etat d’une douloureuse administrative qui, elle, entre dans les caisses communales.
L’an passé, 3.196 verbalisations ont été dressés, 1.424 pour dépôts d’ordures, 1.005 pour embarras de la voie publique et 765 pour des jets de détritus. Rappelons que, fin 2023, l’équipe du Maire Christian Estrosi a durci une variété d’arrêtés au sujet de l’alcool et des regroupements dans de nouveaux quartiers.





Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.