Le maire de Nice, Christian Estrosi, et son rival politique Éric Ciotti ont tous deux condamné la suspension temporaire du match de Ligue 1 entre Nice et Lyon samedi soir, après des chants anti-Daech entonnés par les supporteurs niçois, jugés homophobes par les officiels.
Sur le réseau X, Christian Estrosi a exprimé son incompréhension face à « la décision totalement incompréhensible d’interrompre la partie à la 86e minute, après le traditionnel chant de nos supporters de la Populaire sud contre Daech et en forme d’hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet », ajoutant qu’«un peu de préparation et de discernement ne feraient pas de mal dans ces situations ».
De son côté, Éric Ciotti a dénoncé « le manque total de discernement » de l’arbitre et du délégué du match. Sur le même réseau, il a rappelé que « depuis 2016, la tribune populaire Sud et de nombreux supporteurs expriment ce que nous pensons tous : un message contre Daesh, en hommage aux victimes. Je veux ce soir leur dire mon soutien ».
Le président de l’OGC Nice, Fabrice Bocquet, a lui aussi critiqué sur les réseaux du club « un manque de respect pour les victimes du 14 juillet, leurs familles et toute la ville de Nice ». Il a précisé que l’arbitre, M. Brisard, lui avait confié « avoir voulu appliquer les consignes » et qu’il avait ensuite « présenté ses excuses ».
𝑰𝒏𝒂𝒄𝒄𝒆𝒑𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆.#ogcnol
— OGC Nice (@ogcnice) October 18, 2025
Nice-Lyon : polémique autour de l’interruption du match après les chants anti-Daech des supporters
Depuis 2016, à chaque 86e minute des rencontres de l’OGC Nice, un hommage est rendu aux 86 victimes de l’attentat du 14 juillet. Leurs noms s’affichent sur les écrans de l’Allianz Riviera, tandis que le public illumine les tribunes avec les lampes de ses téléphones et entonne des chants venus de la Populaire Sud, dont le désormais célèbre « Daech, Daech, on t’enc…».
Samedi, l’arbitre a demandé au speaker officiel de faire cesser ces chants. La rencontre a été interrompue durant deux minutes, avant que les cris ne reprennent brièvement à la reprise du jeu.
Avec AFP






