Municipales 2026 - C’est le dernier volet du programme de La France Insoumise, présenté ce lundi. Contre la précarité, la formation de la gauche radicale veut davantage soutenir les seniors, les sans abri mais aussi les « victimes de la drogue ». Ce qu’il faut retenir.
Elle avait déjà bien affirmé sa lutte contre le (sur)tourisme et la spéculation immobilière. Mais la liste Nice Front Populaire (LFI et plusieurs collectifs citoyens) mène également une guerre contre la « précarisation » de la capitale des Alpes-Maritimes. Une conférence de presse était donnée à ce sujet lundi 9 mars.
Les propositions seraient financées sur « la base du budget annuel de la mairie, qui s’élève à 800 millions d’euros ». Manière de dire que quand on veut, on peut. La question de cette pauvreté touche bien des tranches de la population, certaines en marge, d’autres plus proches du quotidien des Niçois.
Plus d’aidants et d’Ehpad publics pour les aînés
Premiers concernés, les seniors. Bien que la ville offre un cadre décrit comme idyllique pour une fin de vie paisible, il y a une ombre au tableau. Dans les appartements baignés de soleil, une partie des aînés vivotent, avec une maigre retraite.
Pour ceux-là, La France Insoumise voudrait renforcer le système d’aides à domicile avec le centre de l’action sociale notamment pour le ménage ou les courses.
Concernant les dépendants, le NiFP promet d’ouvrir « 600 places » dans des établissements publics. Un investissement qui coûterait cent millions d’euros à la mairie.
Les colistiers de Viva, comme le militant associatif David Nakache, affirment que « les financements existent » et qu’il ne s’agit que d’une question de « volonté ». Notamment du conseil départemental des Alpes-Maritimes, duquel ils entendent obtenir bien davantage de moyens.

Hébergements à l’année
C’est l’autre grand sujet du plan, la situation des 74 000 Niçois considérés comme pauvres, plus de 20 % de la population. Une part risque la rue. En réponse, La France Insoumise et Viva mettraient en place une structure d’hébergement d’urgence « permanente et pour tous »(hommes, femmes, familles et avec animaux, sans conditions). Et des places dédiées pour les victimes de violences conjugales. Une distribution de protections menstruelles serait assurée.
Pour tout ceci, « la négociation a marché dans d’autres villes. Alors pourquoi pas nous ? Il faut obliger l’Etat, forcer le destin. On aura le temps de le faire sur une mandature » défend encore David Nakache.
« Salle de consommation encadrée » pour les personnes toxicomanes
Le Front populaire local veut agir pour les SDF qui sont tombées sous l’emprise de la drogue. Avec une nuance, « on ne s’adresse pas aux millionnaires qui se font des rails de cocaïne, mais aux plus démunis ».
Et de proposer un projet qui ne manquerait pas de faire débat, ouvrir « une salle de consommation à moindre risque encadrée par des professionnels de santé ». Une salle de shoot donc. Il en existe peu dans le pays, hormis à Paris et Strasbourg. En complément, serait ouvert un centre de soin et d’accompagnement en addictologie.



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