Municipales 2026 - Avec ces 30 « idées concrètes », l’association Nice à Vélo interpelle les candidats à l’élection de mars prochain. Il est notamment question de sécurité et d’équipements…
Voici deux mois, 25 citoyens ont œuvré à l’élaboration d’une liste de propositions en collaboration avec l’association Nice à Vélo. Le livret, transmis aux médias ces jours derniers, est composé de 30 mesures«concrètes » que le collectif fait remonter aux concurrents du scrutin à venir.
Elles sont réparties en six grands axes : sécurité, apaisement et respect des règles ; un réseau cyclable structurant et sécurisé ; mobilité intégrée et des « services vélo » ; apprendre et transmettre la « culture vélo » ; commerce, économie, santé, justice sociale ; gouvernance et participation.
Aura-t-on un Code de la Rue à Nice ?
Que contient exactement le document ? Retenons plusieurs points, dont en premier lieu l’adoption du concept de « Ville 30 » : au moins 70% de la voirie de la commune serait limitée à 30 km/h ou moins, les grands axes seraient à 50 km/h, voire plus rarement 70 km/h maximum.
Il est aussi question de « revoir les plans de circulation », aux abords des écoles déjà, mais plus généralement un peu partout dans la localité afin de « réduire le trafic de véhicules motorisés dans les quartiers ». Pour cela, l’organisme promeut les doubles-sens cyclables. Il milite également pour la naissance d’un « Code de la Rue » pour « une meilleure cohabitation entre les différentes mobilités. »
La police municipale entre dans la boucle, puisque l’association souhaite qu’elle accompagne davantage les cyclistes, avec des formations spécifiques, mais aussi que les autorités renforcent la lutte contre le stationnement illégal. Le but étant de « libérer l’espace public ».
Créer un « réseau express vélo métropolitain »
Autre extrait à souligner : l’idée d’un « réseau express vélo métropolitain ».
Il offrirait « des itinéraires continus, efficaces, confortables, lisibles et à haut niveau de service pour les mouvements du quotidien. » Les usagers veulent par ailleurs « améliorer la signalisation », « intégrer la bicyclette aux transports en commun », notamment les trams, et un « guide de conception d’aménagements cyclables ».
Au-delà de vouloir renforcer l’apprentissage et le « savoir rouler » pour les enfants et les adultes, Nice à Vélo aimerait que se développe « le stationnement des deux-roues pour les commerces et zones commerciales ».
Enfin, à propos de la gouvernance, elle réclame l’avènement d’un comité des mobilités actives (vélo et marche) avec des élus, les services techniques et des représentants des utilisateurs, ainsi que la mise en place d’indicateurs publics qui permettraient de suivre l’avancement des travaux de pistes cyclables.
Et ailleurs dans l’agglo
En plus des candidats niçois, ce programme est transmis à ceux de Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Vence et Carros. Les réponses de ces derniers seront consultables à partir du 20 février sur le site web de l’organisme.









Quand je me déplace à vélo, je me sens souvent en insécurité. La coexistence des vélos qui pèsent 15 kilo à coté des voitures qui pèsent une tonne, et sont propulsées par une force 1000 fois supérieur à celle d’un cycliste, crée forcément des situations dangereuses.
Créer des pistes cyclables améliore la sécurité pour tous, réduit les embouteillages (plus de vélos = moins de voitures), et réduit la pollution de l’air, qui tue 500 personnes par an selon les statistiques officielles. Ca permet aussi de planter plus d’arbres, et rendre la ville plus agréable et belle.
Il faut promouvoir le vélo, sans excès ni idéologie, simplement parce que cest tres efficaces en ville, pas polluant, bon pour la santé.
Les Bobo à vélo…