C’est une grande enquête comme on en lit tous les dix-quinze ans. Le dernier rapport sur les mobilités permet de jeter un oeil précis sur l’état des transports et sur vos habitudes à Nice. On y lit notamment que contrairement aux clichés, l’usage de la voiture a beaucoup reculé chez nous.
Comment se déplace-t-on réellement à Nice ? La toute dernière « Enquête Mobilité », le baromètre du Département portant sur les modes de déplacements des résidents des Alpes-Maritimes, est en ligne, avec des chiffres actualisés pour l’année 2023. Un travail synthétisant les réponses de plus de 21.000 personnes.
Un bon moyen de découvrir les habitudes des Maralpins et des Maralpines, les moyens de transports utilisés, les quartiers les plus actifs, ce qui change d’une tranche d’âges à une autre.… On y apprend par exemple que dans la métropole niçoise, la marche est le principal outil pour se mouvoir (45%).
Et la Baie des Anges dans tout ça ? Les résultats de l’étude divisent la commune en six secteurs : le centre-ville, les collines, la plaine et Ouest littoral, les hauts de Nice, les rives du Paillon et l’Est littoral. On voit clairement que les tendances ne sont pas les mêmes. Ici, nous nous intéressons particulièrement à l’usage du vélo et de la voiture.
L’usage du vélo progresse, mais doucement
Commençons par la bicyclette. Si 30% des habitants de l’agglomération en possèdent au moins une, elle représente en réalité une part minime de nos mouvements. En moyenne, le deux-roues est privilégié, au quotidien, par 1,38% des sondés. Un taux cachant tout de même d’importantes disparités.
Dans le centre par exemple, il grimpe jusqu’à 2,2%. C’est le maximum, malgré le développement des pistes cyclables. En valeur brute, c’est dans les Hauts de Nice que l’on prend le plus souvent son vélo (4.270 déplacements quotidiens, 1,8%). Au plus bas, on descend à 0,98% dans l’Est du littoral, où son emploi est en baisse (1,2% en 2009).
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Les cyclistes sont donc minoritaires, notamment dans les collines (1%) et sur les rives du Paillon (1,2%). On remarque tout de même que leur contingent est très légèrement grandissant, de 1,15% en 2009 à 1,38% en 2023. Avec, entre autres, une très belle progression de leur effectif de 220.54% dans la plaine et l’Ouest du littoral (de 0,5 à 1,4%).
Le covoiturage gagne du terrain
Pour l’automobile, le constat est clair, les Niçois s’en servent beaucoup moins.
De 39% des déplacements rituels il y a 16 ans, elle en concerne à présent 28,6%. Une chute notable malgré la hausse du covoiturage dans tous les quartiers. Ce qui signifie que les habitants font de plus en plus de leur véhicule un transport collectif.
La voiture a tout de même encore ses adeptes dans les collines (32% des sorties) ainsi que dans la plaine et l’Ouest du littoral (32%). En revanche, elle passe au second plan dans le centre-ville (12%), voire dans les Hauts de Nice (17%) et l’Est du littoral (17%).
Notons que dans l’agglo, plus d’un habitant sur dix (11,9%) fait, chaque jour, le choix des transports en commun, ce qui représente 201.279 trajets. Avec +33% de fréquentation entre 2019 et 2024 : un chiffre non-négligeable, lié au développement des lignes du tramway et au renforcement des bus.










Quand on sort de Nice et qu’on va dans les autres villes de France ou d’Europe, on ne peut que constater à quel point Nice est en retard pour les pistes cyclables et les transports en commun. J’habite et je travaille à Nice Est et c’est le désert cyclable, pire encore à cause de la suppression de la piste le long d’Acropolis…