Personnes aisées, précaires, classes moyennes… Qui réside à Cagnes-sur-Mer ? Les dernières données fournies par l’INSEE nous offrent une photographie assez précise du niveau de vie local, avec parfois quelques surprises.
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Plusieurs statistiques et études témoignent de fractures, ou du moins de forts contrastes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Entre luxe et pauvreté, le fossé peut parfois se creuser. Dans les Alpes-Maritimes en particulier, les chiffres témoignent d’importantes disparités.
Ceci fait donc de la Riviera un paradis pour les plus riches, mais pas seulement, car ils y côtoient - plus ou moins - des personnes très précaires. Néanmoins, la situation n’est pas la même partout. Certes, Saint-Paul-de-Vence, Èze et Villefranche-sur-Mer sont les villes concentrant le plus d’inégalités, mais ce n’est a priori pas le cas pour Cagnes-sur-Mer, du moins pas dans de telles proportions.
Pas plus d’inégalités à Cagnes qu’ailleurs
Dans cette commune, la situation est pratiquement semblable à celle du reste du pays. D’après les données de 2021 de l’INSEE, 56% des Cagnois et des Cagnoises étaient imposés. Dans le reste de l’Hexagone, ce taux diminue légèrement pour atteindre les 53,4%.
Selon les calculs de l’institut spécialisé, les résidents de la localité azuréenne profitent d’un revenu disponible de 23.940 euros. Il s’agit des moyens financiers à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Ailleurs dans le pays, cette somme reste proche, autour des 23.000 euros.
Toutefois, cela n’efface pas la présence de la pauvreté. À Cagnes, 14% de la population vit sous ce seuil, contre 14,9% sur l’ensemble du sol français (et 22% à Nice !). Les jeunes sont principalement concernés, puisque les moins de 30 ans sont 19% à se retrouver dans cette catégorie. Les 30-39 ans sont également très touchés (16%). Ce sont les retraités qui seraient les plus « à l’abri » (12%).
Il est surtout intéressant de noter que le salaire net horaire moyen dans la cité est de 16,5 euros, tous emplois confondus. Avec là encore un gros écart entre les cadres (26,3 euros) et les employés/ouvriers (12,5 euros).
Enfin, l’un des marqueurs les plus frappants des éventuelles inégalités consiste à observer le niveau de vie des 10% les plus riches et celui des 10% les plus précaires. Les premiers possèdent 42.220 euros de revenu disponible, contre 12.420 euros pour les seconds. Cela nous donne un écart de 3,4 entre le bas et le haut du panier, le même qu’en France métropolitaine, bien inférieur au ratio de 5,6 relevé à Saint-Paul-de-Vence par exemple.











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