Voulant « garantir la liberté d’expression dans les médias », le président des Républicains dénonce la décision du Conseil d’État qui concerne notamment la chaîne CNews. 

La chaîne d’information en continu CNews fait depuis plusieurs semaines couler de l’encre dans les médias et réagir la classe politique. Saisi par l’ONG « Reporters sans frontières », qui estimait que l’antenne appartenant à Vincent Bolloré ne respecte pas ses obligations en matière d’honnêteté, de pluralisme et d’indépendance, le Conseil d’État a statué avec sévérité sur le sujet. 

Pour la plus haute juridiction administrative, il est du devoir de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique de mieux contrôler la chaîne, et globalement tous les autres concurrents. On ne sait pas encore de quelle façon, mais l’Arcom ne devra plus « se limiter au décompte des temps de parole des personnalités politiques« . Cela concernera l’ensemble des intervenants, chroniqueurs et éditorialistes compris.

« Une dangereuse et préoccupante dérive »

Une décision qui a donc largement été commentée par les élus, dont Eric Ciotti. Dans un communiqué daté du 13 février, le président des Républicains s’alarmait « d’une dangereuse et préoccupante dérive qui porte atteinte à nos principes démocratiques fondamentaux. » 

Selon le député des Alpes-Maritimes, « imposer à l’Arcom d’évaluer le pluralisme de l’information en menant l’inquisition parmi les opinions des chroniqueurs et des journalistes est une demande aussi ahurissante qu’inquiétante. » 

Ajoutant que l’organisme ne dispose pas « ni des ressources humaines, ni des moyens techniques pour le faire« , le Niçois affirme que « la neutralité supposée de certains n’est trop souvent que le paravent d’une silencieuse domination culturelle de la gauche« .  

Protéger les médias d’opinion

En réponse à cette jurisprudence rendue par l’instance, Eric Ciotti se prépare à déposer une proposition de loi. Son objectif, garantir la liberté d’expression dans les médias. Dans ce texte, deux articles sont principalement visés, avec l’envie d’ancrer « un principe de liberté éditoriale des services de radio et de télévision privés« , toujours d’après les intentions du Maralpin.  

Concernant l’Arcom, il est question de préciser son rôle, à savoir « contrôler l’équilibre des temps de parole accordés aux seules personnalités politiques« , et pas aux autres membres des plateaux télé. 

Souhaitant des « chaînes de télévision d’opinion, comme il existe des radios d’opinion« , Eric Ciotti indique que si les téléspectateurs sont « mécontents du traitement éditorial de CNews, il n’appartiendrait qu’à eux de ne pas la regarder. »

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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