Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le député des Alpes-Maritimes affirme vouloir faire inscrire explicitement le droit à la sécurité dans la Constitution, estimant que ce principe n’est aujourd’hui que partiellement reconnu.
L’ambition est posée par Eric Ciotti, qui entend replacer cette notion au cœur du pacte constitutionnel. Selon lui, la sécurité de chaque citoyen doit être reconnue comme un principe doté d’une valeur supérieure, afin de guider plus fermement l’action de l’État.
Eric Ciotti veut graver le droit à la sécurité dans la Constitution
Dans cette interview, l’ancien président de LR, désormais allié au Rassemblement national, affirme qu’« il faut (…) réinscrire clairement dans la Constitution un principe aujourd’hui seulement partiellement reconnu : la sécurité de chaque citoyen est un droit fondamental d’essence supérieure ». Une formulation qui traduit, selon lui, la nécessité de clarifier la hiérarchie des principes.
Pour concrétiser cette orientation, le député des Alpes-Maritimes annonce le dépôt prochain d’une proposition de loi constitutionnelle. Celle-ci viserait à modifier le texte fondamental afin d’y inscrire explicitement ce droit.
Un projet constitutionnel que le député souhaite soumettre au référendum
Eric Ciotti affirme vouloir que cette proposition soit « un jour soumise au référendum, afin qu’elle tire sa force de l’approbation directe du peuple français ». Une manière, selon lui, d’ancrer ce principe dans une légitimité populaire directe.
Cette démarche s’inscrit dans une vision institutionnelle où la Constitution doit, à ses yeux, refléter les priorités fondamentales de la Nation et offrir un cadre clair à l’action publique, notamment en matière de sécurité et d’ordre public.
Le président de l’UDR attend également de cette évolution constitutionnelle des effets concrets en matière d’éloignement des étrangers considérés comme dangereux. Il affirme que « la sécurité prime sur tout, et l’Etat a le droit - et même le devoir - d’éloigner de son territoire tout étranger qui menace nos compatriotes ».
Selon lui, cet éloignement devrait devenir « un principe constitutionnel ». Eric Ciotti ajoute que, tant que cette mesure n’est pas exécutée, « l’individu concerné doit pouvoir être maintenu en rétention ».
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.